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Soumission chimique : bilan de quatre années d’admissions dans le centre d’accueil en urgence des victimes d’agressions (CAUVA) de Bordeaux - 22/04/17

Doi : 10.1016/j.toxac.2017.03.076 
C. Richeton 1, E. Christin 1, R. Bédry 1, , N. Grosleron 1, J. Hiquet 1, V. Dumestre-Toulet 2, S. Gromb-Monnoyeur 1
1 Pôle médico-judiciaire, hôpital Pellegrin, Bordeaux, France 
2 Laboratoire TOXGEN, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en place, depuis le 1er juillet 2003, un dispositif d’observation prospectif pour recenser tous les cas enregistrés de soumission chimique (SC) avec identification et dosage des substances en cause. À cette occasion, une classification a été mise en place (SC vraisemblable, possible, et « vulnérabilité chimique »). Le CAUVA est une unité de médecine légale du vivant du CHU de Bordeaux dont l’objectif est d’améliorer la prise en charge des victimes d’agression.

Objectif

Réaliser un recensement et une description des cas de SC reçus au CAUVA entre le 01/01/2011 et le 31/12/2014.

Méthode

Il s’agit d’une étude épidémiologique rétrospective monocentrique, basée sur l’analyse des dossiers médicaux du CAUVA et les résultats des analyses toxicologiques obtenus auprès du laboratoire TOXGEN, seul laboratoire ayant réalisé les analyses entre le 01/01/2011 et le 31/12/2014. Les variables étudiées étaient réparties en quatre catégories : (1) la victime, (2) l’agression, (3) la consultation au CAUVA et (4) les analyses toxicologiques. Les cas ont ensuite été classés en SC vraisemblable, SC possible, et vulnérabilité chimique selon la classification de l’ANSM.

Résultats

Trois cent cinq patients (259 femmes et 46 hommes, âge médian=27 ans) ont été reçus pour une suspicion de SC pendant la période de l’étude ; 106 des prélèvements réalisés ont été remis aux officiers de Police Judiciaire et 56 ont été analysés. Les motifs d’agression sont répartis en : agression sexuelle (251 dossiers, soit 82,3 %), violences physiques sans agression sexuelle (45 dossiers, soit 14,7 %) et vol (9 dossiers, soit 3 %). Les agressions sont commises en été ou en automne (55 %), en fin de semaine (60,6 % le week-end) et lors d’activités festives dans un lieu public ou privé. Il n’existe pas de lien intime préalable avec l’agresseur (90 %). Les femmes sont le plus souvent agressées entre 15 et 44 ans, et pour un motif sexuel (84,1 %), alors que les hommes ne sont agressés sexuellement qu’avant leur majorité (83,3 %). Les principales doléances sont une sensation de sédation (56 % des cas), des troubles de la mémoire antérograde (49 %) et des douleurs (42 %). Sur les 56 prélèvements analysés, lorsqu’un seul toxique est identifié (42,8 % des cas) il s’agit principalement de l’alcool (27 % des analyses), suivi des benzodiazépines (9 %) puis du cannabis (5 %). Les associations de toxiques (44,6 % des cas) montrent surtout la présence d’alcool et de cannabis (11 patients, soit 44 %). Neuf cas de SC vraisemblables ont été identifiés (16,4 %) avec comme principale substance l’alcool associé aux benzodiazépines. Dix-sept cas de SC possibles (30,9 %) ont été isolés, avec une majorité de prélèvements négatifs, et 29 cas de « vulnérabilité chimique » (51,8 %) avec surtout de l’alcool±du cannabis.

Conclusion

Il est mis en évidence une forte proportion de vulnérabilité chimique, indicative d’une réelle mise en danger de la victime par elle-même. L’existence de structures comme le CAUVA est un atout dans la reconnaissance de telles agressions permettant une prise en charge rapide des victimes et la détection des substances par les toxicologues analystes.

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Vol 29 - N° 2S

P. S54-S55 - mai 2017 Retour au numéro
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  • La soumission chimique dans le Nord-Pas-de-Calais : état des lieux des cas de 2011 à 2015
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