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La maladie de Lyme du point de vue de l’ophtalmologue - 08/03/08

Doi : JFO-02-2005-28-2-0181-5512-101019-200501713 

B. Kadz,

A. Putteman,

C. Verougstraete,

L. Caspers

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Résumé

La maladie de Lyme du point de vue de l’ophtalmologue

La maladie de Lyme a été décrite pour la 1re fois il y a plus de 25 ans, dans la ville de Lyme (USA), et même si le pathogène responsable est à présent connu (Borrelia burgdorferi), ainsi que son vecteur, la tique du genre Ixodes, elle reste sous-diagnostiquée et souvent mal connue des médecins. L’évolution clinique est classiquement divisée en 3 phases selon le temps écoulé entre la morsure de la tique et l’apparition des 1ers symptômes. On distingue ainsi :

  • le stade des manifestations localisées précoces (7 à 10 jours après la morsure de la tique) caractérisé par la présence d’un érythème à extension centrifuge à partir du site de la morsure ;
  • le stade de l’infection disséminée (de quelques jours à plusieurs mois après le 1er contact) se traduit par des manifestations cutanées, articulaires, nerveuses, cardiaques et bien sûr ophtalmologiques ;
  • le stade de l’infection chronique survient des mois voire des années après l’infection initiale et touche également la peau, les articulations, le système nerveux, le cœur et les yeux.
Toutefois, dans un bon nombre de cas, l’approche sémiologique est loin d’être aussi tranchée. La présentation de trois cas atypiques de manifestations oculaires illustre cette difficulté diagnostique. Les marqueurs biologiques développés ces dernières années représentent un allié de poids dans la confortation du diagnostic, mais ne peuvent être interprétés sans une connaissance approfondie de la maladie. Ce travail a pour but d’illustrer la difficulté de l’approche diagnostique de la maladie, mais également de montrer tout son intérêt sachant qu’un traitement adapté et précoce évitera au patient des complications parfois irréversibles.

Abstract

Lyme disease from an ophthalmological point of view

The first case of Lyme disease was described more than 25 years ago in the city of Lyme, Connecticut (USA) and although the responsible pathogenic organism is known (Borrelia Burgdorferi) as well as its vector (a tick from the Ixode genus), it is still underdiagnosed and often poorly known by practitioners. The symptomatology is classically divided into three phases depending on the time between the tick bite and the first symptoms.

  • The early localized stage (7-10 days following the bite, with erythema extending centrifugally from the bite site);
  • the disseminated stage (a few days to several months after the bite, inducing cutaneous, articular, nervous, cardiac and ocular manifestations);
  • the chronic infectious stage, which begins months or years after the onset of the disease and involves the skin, joints, nervous system, heart and eyes.
However, in a number of cases this clinical division of the disease is not easily applied. We describe three cases of atypical ocular manifestations to illustrate this problem. Recently developed laboratory tests help confirm the diagnosis but should not be used without a good knowledge of the disease. This study aims to emphasize the difficulty of diagnosis and the importance of appropriate treatment and to avoid potentially permanent complications.


Mots clés : Ophtalmologie , immunologie , maladie de Lyme , Borrelia burgdorferi

Keywords: Ophthalmology , immunology , Lyme disease , Borrelia burgdorferi


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Vol 28 - N° 2

P. 218-223 - février 2005 Retour au numéro
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