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Expérience du bimatoprost dans le traitement de l’hypertension oculaire et du glaucome chronique - 08/03/08

Doi : JFO-03-2005-28-3-0181-5512-101019-200502307 

M. Detry-Morel

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Résumé

Objectif : Le but de cette étude est d’apprécier l’efficacité et l’innocuité du bimatoprost dans une pratique quotidienne et de corréler la réponse tensionnelle obtenue avec les mesures de pachymétrie cornéenne.

Matériel et méthodes : Cette analyse rétrospective a porté sur 55 patients consécutifs (âge moyen : 66 ans) soumis à un traitement par bimatoprost prescrit isolément chez 32 et en association chez 23 d’entre eux. Le recul moyen était de 5,5 mois. Dans les traitements bilatéraux (33/55), l’œil où le déficit était le plus sévère et/ou la pression intra-oculaire (PIO) la plus élevée a été retenu. Les patients considérés comme « répondeurs » présentaient une chute de PIO ≥ 20 % et/ou d’au moins 3 mmHg par rapport à la PIO initiale. La valeur moyenne de cinq mesures consécutives d’épaisseur cornéenne centrale (Pachette™) a été prise en considération.

Résultats : Pour tous les patients, la PIO moyenne est passée de 21,1 à 17,3 mmHg (chute moyenne de PIO : 3,6 mmHg (17 %) (p ≪ 0,05). À l’exception de quatre patients (7,3 %) qui ont interrompu leur traitement suite à une intolérance locale ou systémique, la tolérance oculaire du bimatoprost était excellente dans 62 % des cas. Une hyperhémie conjonctivale le plus souvent modérée était présente dans 18 % des cas. La diminution moyenne de la PIO observée était de 19 % lorsque le bimatoprost était prescrit isolément et de 15 % dans les traitements combinés. Le pourcentage de patients considérés comme « répondeurs » était parallèlement légèrement supérieur en monothérapie qu’en traitement associé. Le bimatoprost a permis en monothérapie un gain tensionnel supplémentaire de 12 % par rapport à une bithérapie de départ non composée d’une prostaglandine (n = 10). Chez les 20 patients où il a remplacé une autre prostaglandine, une réduction supplémentaire de PIO de 11 % était observée. La fréquence de distribution de patients pour lesquels le traitement était considéré efficace ne semblait pas corrélée avec l’épaisseur cornéenne (χ2 : p > 0,05).

Conclusions : Compte tenu de ses limites, cette étude suggère que le bimatoprost est efficace et bien toléré dans l’ensemble. Son efficacité apparaît légèrement meilleure en monothérapie qu’en prescription combinée, équivalente à celle d’une bithérapie sans prostaglandine et comparable, voire légèrement supérieure, à celle des autres prostaglandines. La réponse au traitement semble indépendante de l’épaisseur cornéenne.

Abstract

Purpose: The aim of this study was to evaluate the efficacy and the safety of bimatoprost in an outpatient glaucoma practice and to correlate the responsiveness to this treatment with the central corneal thickness.

Materials and methods: Our retrospective analysis included 55 consecutive patients (mean age, 66 years). Bimatoprost was administered in monotherapy in 32 patients and in combined treatment in 23. Mean follow-up was 5.5 months. In bilateral treatments (33/55 patients), only one eye (with the more severe defect and/or the higher IOP) was included in the analysis. The patients were considered as responders to bimatoprost when the observed reduction of IOP was ≥20% and/or at least 3 mmHg compared with the pretreatment IOP. The mean central corneal thickness (CCT) was extrapolated from five consecutive measurements with the ultrasonic pachymeter Pachette™.

Results: Overall, the mean IOP was reduced from a pretreatment value of 21.1 mmHg to 17.3 mmHg at the last visit (mean IOP decrease, 3.6 mmHg, or 17%) (p≪0.05). Except for four patients (7.3%) who discontinued bimatoprost secondary to local or systemic adverse effects, ocular tolerance of bimatoprost was excellent in 62%. Moderate conjunctival hyperemia was present in 18%. The mean IOP reduction was 19% in monotherapy and 15% in combined treatments. Concomitantly, the percentage of responders was slightly higher in patients only receiving bimatoprost than in patients receiving bimatoprost associated with other medication (s). In monotherapy, bimatoprost induced a further IOP decrease of 12% compared with a previous association of two medications that did not include a prostaglandin (10 patients). In the 20 patients in whom bimatoprost had replaced another prostaglandin, a further mean IOP reduction of 11% was observed. The frequency of distribution of the responders to bimatoprost was not correlated with CCT (χ2, p>0.05).

Conclusions: Considering the limits of this study, our results suggested that bimatoprost was effective and well tolerated in most patients. The decrease in IOP and responsiveness to treatment appeared to be slightly higher in monotherapy than in combined treatments, equivalent to a combination of two medications without prostaglandin and equivalent to or slightly higher than other prostaglandins. The degree of responsiveness did not seem to be correlated with CCT.


Mots clés : Hypertension oculaire , neuropathie glaucomateuse , traitement médical , prostaglandines , prostamides , bimatoprost , pachymétrie cornéenne

Keywords: Ocular hypertension , glaucomatous neuropathy , medical treatment , prostaglandins , prostamides , bimatoprost , central corneal thickness


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Vol 28 - N° 3

P. 285-289 - mars 2005 Retour au numéro
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