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Récurrence de la rétinochoroïdite toxoplasmique après traitement par clindamycine - 08/03/08

Doi : JFO-11-2005-28-9-0181-5512-101019-200508689 

Z. Benzina,

S. Chaabouni,

N. Hentati,

A. Trigui,

F. Chaabouni,

S. Ben Salah,

H. Khlif,

J. Feki

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Résumé

Récurrence de la rétinochoroïdite toxoplasmique après traitement par clindamycine

Introduction : La survenue de récidive de la rétinochoroïdite toxoplasmique est un des principaux problèmes dans la prise en charge de la toxoplasmose oculaire. Par conséquent, plusieurs études ont été menées dans le but de déterminer le meilleur protocole thérapeutique permettant de pallier à ce problème. Cette étude a pour objectif de démontrer l’innocuité et l’efficacité du protocole clindamycine-corticoïde et d’évaluer le taux de récurrence avec ce traitement.

Patients et méthodes : Cette étude portait sur 21 cas présentant une rétinochoroïdite toxoplasmique active. Les patients étaient recensés dans le service d’ophtalmologie de 1995 à 2000. Il s’agissait de 10 hommes et 11 femmes d’âge moyen 28 ans. Tous les patients avaient suivi le protocole clindamycine en sous-conjonctival, associé à une corticothérapie par voie orale à raison de 1 mg/kg/j. La surveillance au cours du suivi était essentiellement clinique, basée sur l’évaluation de l’acuité visuelle et l’examen biomicroscopique du fond d’œil, complétée par une angiographie rétinienne en cas de besoin.

Résultats : Le suivi moyen était de 22 mois, allant de 6 à 52 mois. Le traitement à base de clindamycine-corticoïde avait permis d’obtenir une amélioration subjective de l’acuité visuelle au cours des 4 premiers jours dans 68,75 % des cas et une cicatrisation des foyers choriorétiniens dans tous les cas dans un délai moyen de 1,6 mois. Une récurrence était observée dans uniquement 2 cas (9 %). Elle avait eu lieu au cours des 18 premiers mois. La tolérance de ces injections était bonne. Nous avions recensé uniquement un cas d’érosion cornéo-conjonctivale et un cas de nécrose conjonctivale rapidement résolutive.

Conclusion : Le protocole clindamycine-corticoïde a permis d’obtenir de bons résultats avec une bonne tolérance. Il a permis également de réduire le taux de récurrence par rapport aux protocoles classiques (pyriméthamine-sulfadiazine, pyriméthamine-azithromycine) où un taux de récurrence de 50 % a été rapporté. Ces résultats devront être confirmés lors de larges études randomisées.

Abstract

Recurrent toxoplasmic retinochoroiditis after clindamycin treatment

Purpose: To evaluate the efficacy and safety of subconjunctival injections of clindamycin associated with oral corticotherapy in the treatment of toxoplasmic retinochoroiditis (TRC) and its effect on recurrence.

Patients and methods: This study investigated 21 patients (10 males and 11 females) who presented to an ophthalmological department from 1995 to 2000, aged 14–55 years (mean, 28 years), with unilateral TRC. They were treated with subconjunctival injections of clindamycin and systemic corticotherapy at a dose of 1 mg/kg/day. Clinical follow-up consisted of assessment of visual acuity and biomicroscopic fundus examination, completed by retinal angiography if necessary.

Results: We observed clinical improvement in 68.75% of patients within 4 days and in all patients healing of the chorioretinal area within 1.6 months. During the follow-up period ranging from 6 to 52 months (mean, 22 months), there have been two recurrences (9%) over the first 18 months. Tolerance of the injections was good. Serious side effects were noted in two patients: one case of conjunctival necrosis and one case of corneal and conjunctival erosion.

Conclusion: In treating ocular toxoplasmosis, clindamycin appears to be a safe and effective substitute for the classic protocol (pyrimethamine-sulfadiazine, pyrimethamine-azithromycin), for which a 50% recurrence rate has been reported. It provides relatively good protection against recurrence and warrants testing in further controlled studies.


Mots clés : Choriorétinite , toxoplasmose , clindamycine , injection sous-conjonctivale , récurrence

Keywords: Retinochoroiditis , toxoplasmosis , clindamycin , sub-conjunctival injection , recurrence


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Vol 28 - N° 9

P. 958-964 - novembre 2005 Retour au numéro
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