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Comprendre et tester les déficiences de la vision des couleurs de l’enfant, en pratique - 08/03/08

Doi : JFO-01-2006-29-1-0181-5512-101019-200508604 

F. Rigaudière [1 et 2],

J. Leid [3],

F. Viénot [4],

J.-F. Le Gargasson [1 et 2]

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Résumé

Comprendre et tester les déficiences de la vision des couleurs de l’enfant, en pratique

Le dépistage de la qualité de la vision des enfants en âge d’être scolarisés (à partir de 5-6 ans) doit comprendre un examen de la vision des couleurs, les déficiences liées au chromosome X étant les plus fréquentes (8 % des garçonnets et 0,4 % des fillettes). Cet article présente les bases neurophysiologiques de ces déficiences, en relation avec les photopigments portés par les cônes et leurs classifications. Les principes des tests utilisés pour qualifier et quantifier ces déficiences sont rappelés et reliés aux bases de la physiologie visuelle, ce qui en facilite la compréhension. Une stratégie de dépistage est proposée à l’aide de trois tests cliniques faciles à utiliser par le médecin scolaire, généraliste ou pédiatre. Le test d’Ishihara est spécifique des dyschromatopsies liées à l’X. Si la lecture de ses planches est normale, la vision des couleurs est normale. En cas de doute ou si plusieurs planches sont anormalement perçues, les rangements des pions des Panel D 15 standard et désaturé doivent être réalisés successivement. Une stratégie est proposée qui aboutit à la qualification de ces déficiences en type protan ou deutan, qui sont les plus fréquentes, et à leur quantification : protanopie ou deutéranopie, protanomalie ou deutéranomalie extrême, modérée ou légère. Des exemples sont donnés montrant que, dans la majorité des cas, le dépistage est aisé et rapide. La reconnaissance précoce d’une déficience de la vision des couleurs est essentielle pour alerter parents ou éducateurs sur les limites de la perception colorée de l’enfant et adapter son apprentissage.

Abstract

Neurophysiological basis and clinical tests for assessment of X-linked color vision deficiencies in school children

Vision screening of school children at 5–6 years of age must include color vision screening. X-linked dyschromatopsia is the most frequent disorder affecting 8% of boys and 0.4% of girls. This paper presents the physiology of these deficiencies caused by an alteration of the spectral absorption properties of one of the cone pigments (protanomalous or deuteranomalous trichromats) or the absence of one of the pigments (protanopia or deuteranopia), the most frequent. Absence of two of the pigments (blue cone monochromacy) is very rare and differs from achromatopsia. The physiological basis of the main tests for easy clinical screening are presented. Testing methods designed for children are reviewed. The Ishihara test is the most widely used screening test specific for congenital color defects. If the plates are correctly read, the child has normal color vision. If not, arrangement tests such as Panel D 15 and desaturated Panel D 15 tests can be used to diagnose the type of the defect (protan or deutan) and grade the degree of color deficiency according to a strategy adapted to children. Examples of results are presented for each axis along which caps are confused, providing a quick and easy preliminary diagnosis. Early detection of color vision malfunction in children allows parents and teachers to make necessary adjustments to the teaching methods for appropriate learning.


Mots clés : Achromatopsie , Deutan , Monochromatisme à cônes S , Protan , vision des couleurs de l’enfant

Keywords: Color vision deficiencies in schoolchildren , X-linked inborn dyschromatopsia , protan , deutan , blue cone monochromacy , achromatopsia , early detection , cone pigments


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Vol 29 - N° 1

P. 87-102 - janvier 2006 Retour au numéro
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