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Résultats de la kératoplastie lamellaire profonde pré-descemétique dans la prise en charge du kératocône chirurgical, en comparaison avec la kératoplastie transfixiante - 08/03/08

Doi : JFO-04-2006-29-4-0181-5512-101019-200601671 

B. Vabres,

M. Bosnjakowski,

L. Bekri,

M. Weber,

A. Pechereau

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Résumé

Résultats de la kératoplastie lamellaire profonde pré-descemétique dans la prise en charge du kératocône chirurgical, en comparaison avec la kératoplastie transfixiante

Objectif : L’étude vise à déterminer l’intérêt, l’efficacité et la sécurité de la kératoplastie lamellaire profonde prédescemétique (KLP) en comparaison avec la kératoplastie transfixiante (KT), en terme d’acuité visuelle, d’astigmatisme et de préservation endothéliale dans les pathologies cornéennes chirurgicales à endothélium sain. Parmi les candidats à une greffe de cornée, l’étude porte sur le kératocône isolé à pronostic visuel optimal.

Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective comparative non randomisée d’une série consécutive de 22 patients présentant un kératocône au stade chirurgical, greffés au CHU de Nantes entre le 1er juin 2002 et le 1er janvier 2004. L’analyse portait sur 10 KLP, 10 KT et 2 KLP converties en KT. Le suivi anatomique et fonctionnel était effectué à 15 jours, 3 mois, 6 mois, 9 mois, 12 mois et 18 mois. L’acuité visuelle, l’astigmatisme, la pachymétrie, la microscopie spéculaire et la pression intraoculaire (PIO) étaient comparés en pré et en post opératoire à chaque date du suivi.

Résultats : L’acuité visuelle initiale passait de 0,14 ± 0,13 à 0,8 ± 0,17 à 18 mois dans les deux groupes. Il n’est pas apparu de différence significative entre les deux groupes pour l’acuité visuelle et l’astigmatisme (3,5 ± 2 D pour le groupe KT et 3 ± 0,9 D pour le groupe KLP) aux différentes dates postopératoires et au terme du suivi. Une différence significative de la PIO fut notée, avec deux cas d’hypertonie oculaire à 30 mmHg dans le groupe KT. La perte endothéliale dans le groupe KLP était de l’ordre de 10 % en post-opératoire puis de – 3,3 % l’année suivante, alors que dans le groupe KT après une perte initiale de plus de 40 %, il survint une décroissance progressive de 10 % supplémentaire à 18 mois.

Discussion : Les résultats visuels et l’astigmatisme sont strictement superposables pour les deux techniques. Le groupe KLP présente moins de perturbation du tonus intraoculaire, et moins de perte endothéliale. Les KLP converties en KT (16 %) ne semblent pas montrer de profil différent d’une KT de première intention.

Conclusion : Dans le kératocône à un stade chirurgical, la KLP doit être proposée préférentiellement à la KT car si elle est au moins aussi efficace, elle apparaît surtout plus sûre non seulement à court et moyen terme, mais sans doute aussi à long terme (absence de possibilité de rejet endothélial).

Abstract

Deep lamellar keratoplasty versus penetrating keratoplasty for keratoconus

Objective: To determine the advantages, safety, and accuracy of deep anterior lamellar keratoplasty (DLK) versus penetrating keratoplasty (PK) in terms of visual acuity, astigmatism, and endothelial preservation in corneal diseases with healthy endothelium. Of these candidates for keratoplasty, the study investigated keratoconus patients with no other ophthalmic abnormalities.

Materials and methods: This comparative nonrandomized retrospective study investigated 22 patients with keratoconus requiring surgery, who underwent keratoplasty in the Nantes University Hospital between 1 June 2002 and 1 January 2004. Ten DLK, ten PK and two PK converted DLK cases were analyzed. Follow-up at 2 weeks and at 3, 6, 9, and 18 months is reported for visual acuity, astigmatism, pachymetry, specular microscopy, and intraocular pressure (IOP). Data are compared before and after surgery at each follow-up date.

Results: Preoperative visual acuity improved in both groups from 0.14±0.13 to 0.8±0.17 postoperatively. There was no significant difference between the two groups before and at each time after surgery for visual acuity and astigmatism (3.5±2 diopters in the PK group and 3±0.9 D in the DLK group). There was a statistical difference for IOP with two occurrences of increased IOP up to 30 mmHg in the PK group. Endothelial cell count analysis showed an immediate postoperative decrease of 10% in the DLK group (versus approximately 40% in the PK group), remaining rather stable the 1st year (–3.3%), although cell loss in the PK group declined up to 10% more at 18 months.

Discussion: With no statistical difference between the two groups for visual acuity and astigmatism, DLK is effective. It is safer than PK in terms of IOP disturbance (leading cause of graft failure) and endothelial cell loss. DLK converted into PK (16%) showed the same profile as first-intention PK.

Conclusion: Despite very similar effectiveness, DLK in keratoconus surgery should be proposed rather than PK because it appears safer not only in the short term but also probably in the long term, with no risk of endothelial cell rejection.


Mots clés : Kératoplastie , kératoplastie lamellaire profonde , kératoplastie transfixiante , greffe de cornée , kératocône , microscopie spéculaire , pression intraoculaire

Keywords: Keratoconus , keratoplasty , deep lamellar keratoplasty , penetrating keratoplasty , corneal graft , specular microscopy , intraocular pressure


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Vol 29 - N° 4

P. 361-371 - avril 2006 Retour au numéro
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