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Quoi de neuf en dépistage périnatal ? - Faut-il proposer un dépistage sérologique de l'infection à cytomégalovirus pendant la grossesse ? - 09/03/08

Doi : JGYN-02-2003-32-SUPPL1-0368-2315-101019-ART9 

F. Audibert

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Résumé

Il existe actuellement en France un débat sur l'opportunité de proposer un dépistage systématique de l'infection materno-foetale à CMV, qui touche environ 1 % de tous les nouveau-nés. Certains arguments pourraient plaider en faveur du dépistage : les conséquences de cette infection sont potentiellement sévères (retard de croissance, microcéphalie, troubles neuro-sensoriels, notamment auditifs, retard mental), mais rares (de l'ordre de 10 % des foetus infectés) et surtout difficilement prévisibles. Les outils diagnostiques, sérologie et mise en évidence du virus dans le liquide amniotique, sont disponibles et relativement fiables. Toutefois, les conditions ne sont pas réunies pour mettre en place un dépistage systématique : en l'absence de marqueurs pronostiques validés, le risque est grand d'assister à une dérive iatrogène, incluant l'inquiétude parentale majeure, les examens invasifs et éventuellement les interruptions de grossesse injustifiées. Il n'existe actuellement pas de traitement anténatal ayant fait la preuve de son efficacité et de sa tolérance. Le risque réel de séquelles à long terme parmi les foetus ayant bénéficié d'un dépistage échographique n'est pas connu avec précision. Dans l'état actuel des connaissances, il est peu probable que les bénéfices potentiels du dépistage surpassent ses inconvénients, et notamment l'inquiétude parentale et les demandes d'interruption de grossesse pour des foetus non infectés. Dans l'attente d'un éventuel traitement prénatal efficace et bien toléré, ou de la découverte de marqueurs pronostiques fiables, le dépistage généralisé ne paraît pas devoir être recommandé.

Abstract

Routine cytomegalovirus screening during pregnancy: is it worthwhile?

The issue of routine antenatal screening for cytomegalovirus (CMV) infection raises a controversy in France. Supporters of a screening policy argue that this frequent congenital infection (about 1% of all newborns) is a known cause of neurological impairment or hearing loss, which could be prevented by the prenatal screening of the infection. However the majority of infected fetuses will be free of any symptom, and there is currently no reliable prognostic marker in the antenatal period. Moreover, no prenatal treatment has proven to be effective and safe. A screening strategy might lead to iatrogenic concerns, including parental anxiety, invasive prenatal testing, and terminations of pregnancies for unaffected fetuses. Based on current knowledge, routine antenatal screening of CMV infection during pregnancy cannot be recommended. Further research should focus on the development of a safe and effective prenatal treatment, and the development of better diagnostic tests.


Mots clés : Dépistage sérologique , Grossesse , Cytomégalovirus

Keywords: Serological screening , Pregnancy , Cytomegalovirus


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Vol 32 - N° SUP 1

P. -1--1 - février 2003 Retour au numéro
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