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L’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse dans un centre de planification familiale - 10/03/08

Doi : JGYN-09-2006-35-5-0368-2315-101019-200602664 

D. Hassoun,

I. Périn

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Résumé

En France, depuis 2001, l’avortement médicamenteux peut se faire en ville dans le cadre d’un réseau avec l’hôpital qui assure la prise en charge des complications et des échecs de la méthode. Cette étude rapporte l’expérience d’un centre de planification et d’éducation familiale (CPEF) du Mouvement français de planning familial (MFPF) en relation avec l’hôpital Delafontaine. En 2004, le CPEF a pris en charge 161 avortements médicamenteux en utilisant le protocole de 200 mg (1 comprimé) de mifépristone le premier jour, suivi 36 à 48 h plus tard par 400 à 800 ug (2 à 4 comprimés) de misoprostol. La moyenne d’âge des femmes était de 24 ans avec une proportion de jeunes et de femmes en précarité, voire grande précarité. Le choix était offert aux femmes de rester à la maison ou en observation à l’hôpital pour l’expulsion. Le taux de succès défini par l’absence d’intervention chirurgicale atteint 94,5 % et il y a eu une seule complication grave, une hémorragie 40 jours après la prise de misoprostol. Soixante-quinze pour cent des femmes ont choisi de rester chez elle pour l’expulsion. L’acceptation de la méthode est très bonne avec un nombre de consultations supplémentaires très faible par rapport aux 3 visites du protocole. La qualité du suivi est bon, avec 82 % de femmes revenant à la visite de contrôle ; cette observance est sans relation avec l’âge, les antécédents obstétricaux ou le niveau socio-économique. L’avortement médicamenteux peut être réalisé en toute sécurité en ville y compris pour des femmes en précarité. Des centres comme celui du MFPF avec une équipe multidisciplinaire impliquant des conseillères conjugales et familiales et des médecins peuvent offrir un service de grande qualité aux femmes de la région.

Abstract

Ambulatory medical abortion performed in a family planning center.

In France, since 2001, medical abortion can be performed in ambulatory conditions, provided an agreement is signed with a hospital serving as referral for complications or failures of the method. This study, reports on the experience of a family planning center (NGO MFPF, Mouvement français de planning familial) in partnership with Delafontaine Hospital in Saint-Denis. In 2004, the MFPF has managed 161 cases of ambulatory medical abortion using a protocol of 200mg of mifepristone on day 1 and 400 to 800ug of misoprostol on day 3, with possibility for the women to stay at home or go to the hospital for the expulsion. The average age of the women was 24 years and the proportion of young and vulnerable women quite high. The rate of success, defined as the absence or surgical intervention, approached 94.5 % and only one case of severe complication was reported, massive hemorrhage 40 days after the initial intake of misoprostol. 75 % of women chose to stay home. Acceptance of the method was very good with minimal request for more consultations than the three visits proposed in the protocol. The quality of the follow-up was high with 82 % of women attending the medical check, with no difference being observed with regard to age, obstetrical history or socio-economic groups. Ambulatory medical abortion was successful and safe even among vulnerable women. NGOs with multidisciplinary staff involving counsellors, nurses and doctors can offer high quality preparation and follow-up.


Mots clés : Avortement médicamenteux , Centre de planification familiale , Réseau , Précarité


Mots clés : Medical abortion , Family planning center , Network vulnerability


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Vol 35 - N° 5

P. 483-489 - septembre 2006 Retour au numéro
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