Les thromboses veineuses portales : étude d’une série de 27 patients - 23/11/17
Résumé |
Introduction |
Les thromboses portes sont des thromboses veineuses de site inhabituel de présentation clinique variable (asymptomatique jusqu’à l’ischémie digestive) dont le diagnostic repose sur l’imagerie. Le bilan étiologique est souvent incomplet alors que les causes sont souvent multiples. La prise en charge repose sur un consensus d’experts. L’objectif de notre travail est d’étudier les aspects cliniques, les facteurs étiologiques ainsi que les aspects évolutifs sous traitement anticoagulant.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective de janvier 2006 à février 2017 portant sur les patients suivis dans le service de médecine interne du CHU Mohamed VI pour une thrombose porte.
Résultats |
Vingt-sept patients présentaient une thrombose porte. Il existait une légère prédominance féminine (sex-ratio : 1,15). La moyenne d’âge au diagnostic était de 35 ans (19–70 ans). Le signe clinique le plus constant était la douleur abdominale (77,7 %). La fièvre était présente dans 11 % des cas. La découverte était fortuite dans 11 % des cas. Le syndrome inflammatoire était fréquent (55 %). La cytolyse était aussi fréquente (60 %). Pour les étiologies : la maladie de behcet était prédominante n=11, le syndrome myéloprolifératif n=4, la cirrhose n=7, la contraception hormonale n=6, le lupus systémique associé au syndrome des anti phospholipides n=4. Le bilan de thrombophilie constitutionnelle révélait : un déficit en protéine C n=1, un déficit en protéine S n=1 et un déficit en antithrombine n=1. Le traitement était basé sur les anticoagulants ainsi que les corticoïdes et les immunosuppresseurs en cas d’étiologie inflammatoire. L’évolution était marquée par un taux de reperméabilisation à 33 %, l’évolution vers un cavernome 7 %, la persistance du thrombus 18 %, six décès (22 %) étaient notés dont deux par infarctus mésentérique étendu, un par évolution de son cancer.
Conclusion |
La thrombose porte reste une entité particulière. Le diagnostic est souvent tardif et nécessite un bilan étiologique systématique et complet afin d’établir une prise en charge complète et adéquate et prévenir ainsi les complications qui peuvent être mortelles.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 38 - N° S2
P. A141-A142 - décembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

