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L’effet de la méthylphénidate sur l’appétit et le poids - 08/12/17

Doi : 10.1016/j.encep.2017.01.007 
R. Bou Khalil a, , b , N. Fares c, Y. Saliba c, J. Tamraz d, e, S. Richa a, b
a Département de psychiatrie, faculté de médecine, université Saint-Joseph, campus des sciences médicales de l’USJ, rue de Damas, Achrafieh, BP 17-5208, Mar-Mikhaël, Beyrouth 1104 2020, Liban 
b Service de psychiatrie, Hôtel-Dieu-de-France, Beyrouth, Liban 
c Laboratoire de recherche en physiologie et physiopathologie (LRPP), faculté de médecine, université Saint-Joseph, campus de l’innovation et du sport, rue de Damas, BP 17-5208, Mar-Mikhaël, Beyrouth 1104 2020, Liban 
d Département des neurosciences, université Saint-Joseph, campus des sciences médicales de l’USJ, rue de Damas, Achrafieh, BP 17-5208, Mar-Mikhaël, Beyrouth 1104 2020, Liban 
e Service d’imagerie, Hotel-Dieu-de-France, Beyrouth, Liban 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Le méthylphénidate est un médicament qui est de plus en plus prescrit mais dont l’effet sur le poids et l’appétit reste mal défini.

Méthodes

Une recherche des études publiées sur PubMed sans restriction sur la langue ou l’année de publication a été faite en utilisant les termes suivants : « méthylphénidate » ; « poids » ; « appétit ».

Résultats

Le méthylphénidate provoque une augmentation synaptique de la dopamine et de la noradrénaline après blocage des transporteurs de ces deux monoamines au niveau du cortex frontal et du lobe insulaire. L’activité intracérébrale du méthylphénidate est incriminée dans le dérèglement de l’appétit à travers son effet probablement stimulant la sensation de dégoût dont est responsable le lobe insulaire. L’effet anorexigène du méthylphénidate est démontré dans les études précliniques bien que les doses et les voies d’administration de ce médicament diffèrent entre les animaux et l’homme. Au cours des premiers trois à six mois de traitement, les études cliniques montrent que le méthylphénidate diminue le poids des enfants et adolescents qui le reçoivent à cause de la réduction de l’appétit qu’il génère, avec une tendance de la courbe de poids à rejoindre les chiffres de poids des enfants et adolescents non traités quelques années plus tard.

Conclusion

L’effet anorexigène du méthylphénidate ne persiste pas au long cours chez les enfants et adolescents qui reçoivent ce médicament.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Objectives

To better delineate in the medical literature the effect of methylphenidate on weight and appetite.

Methods

A search on PubMed was carried out for articles published with no restrictions on language or year of publication using the terms: “methylphenidate”; “weight”; “appetite”.

Results

Methylphenidate increases dopamine and noradrenaline in synapses because of its blockage of the transporters of these monoamines in the frontal cortex and insular lobe. The intracerebral activity of methylphenidate is incriminated in the dysregulation of appetite due to its probable effect stimulating the disgust sensation generated after the activation of the insular lobe by the drug. The anorexigenic effect of methylphenidate has been demonstrated in preclinical studies although the dosage and the administration routes differ in animals from those used for human beings. In clinical studies, methylphenidate decreases the weight of children and adolescents during the first 3 to 6 months after its initiation due to the appetite reduction effect that it generates with a tendency of weight curves to rejoin the curves of subjects who did not receive the treatment a few years after its initiation.

Conclusion

The anorexigenic effect of methylphenidate does not persist over the long-term in children and adolescents who receive it.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Méthylphénidate, Anorexie, Perte de poids, Amphétamine

Keywords : Methylphenidate, Anorexia, Weight loss, Amphetamine


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Vol 43 - N° 6

P. 577-581 - décembre 2017 Retour au numéro
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