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Facteurs de risque de récidive de maladie thromboembolique veineuse - 19/03/18

Doi : 10.1016/j.jdmv.2017.12.055 
U. Michon-Pasturel
 Service de médecine vasculaire, groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, 185, rue Raymond-Losserand, Paris 75014, France 

Résumé

Il est établi que les hommes ont un risque de récidive de thrombose veineuse profonde supérieur à celui des femmes. Sur les premières publications de 2004, ce risque de récidive à deux ans est 2,5 fois supérieur chez les hommes par rapport aux femmes ; ce risque de récidive à 5 ans est de 30,7 % chez les hommes et de 8,5 % chez les femmes, pourcentages non modifiés après ajustement à l’âge, la durée du traitement anticoagulant, la présence d’une embolie pulmonaire ou d’une anomalie de coagulation (présence d’une mutation dans les gènes des facteurs V ou II, élévation des facteurs VIII ou IX). Le risque de récidive attribué au sexe masculin est toujours supérieur à celui des femmes, qu’elles aient ou non été exposées à un traitement hormonal : prise d’une contraception orale, grossesse ou traitement hormonal substitutif. Ces données ont conduit à l’établissement de scores dans lequel le sexe masculin est un facteur de risque de récidive : score de Vienne, score DASH, RVTC… ou à l’inverse, de scores uniquement applicables aux femmes (HERDOO2). L’intérêt du score HERDOO est d’identifier les patient(e)s chez qui le traitement pourra être interrompu. Ainsi chez les femmes ayant présenté une thrombose veineuse idiopathique traitée six mois, la présence d’aucun ou d’un seul signe parmi les suivants : syndrome post-thrombotique clinique, élévation des D-dimères>250 unités, BMI30, âge65 ans, permet d’interrompre le traitement anticoagulant. Différentes hypothèses étiopathogéniques ont été avancées, mais à ce jour cette différence liée au sexe n’est pas élucidée. Une des plus intéressantes et logiques est l’hypothèse d’une anomalie génétique liée au chromosome sexuel, d’autant qu’il existe un candidat idéal : le variant rs 6048 du facteur IX ou F9 Malmö (facteur prothrombotique lié à l’X), mais cette hypothèse n’a pas été confirmée par les résultats des données récentes du suivi de quatre cohortes européennes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Récidive, Parité


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Vol 43 - N° 2

P. 97 - mars 2018 Retour au numéro
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