Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Intérêt de l’association méthotrexate–oxybutynine dans le traitement de la maladie de Hailey-Hailey - 28/04/18

Doi : 10.1016/j.annder.2018.03.058 
M. El Amraoui , R. Frikh, N. Hjira, M. Boui
 Service de dermatologie-vénéréologie, hôpital militaire d’instruction Mohamed V, Rabat, Maroc 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La maladie de Hailey-Hailey ou pemphigus bénin chronique familial est une dermatose vésiculo-bulleuse, de transmission autosomique dominante, due à une mutation du gène ATP2C1, siégeant avec prédilection au niveau des zones de transpiration et de macération et évoluant par poussées et remissions.

Buts

Plusieurs médicaments sont utilisés pour maîtriser la maladie avec des résultats décevants ou au moins suspensifs pour certains.

Matériels et méthodes

Nous présentons un cas avec une revue de la littérature.

Résultats

Patient âgé de 35 ans avec des cas similaire dans la fratrie, suivie depuis 10 ans pour une maladie de Hailey-Hailey confirmée à l’histologie, l’IFD et l’IFI, pour laquelle il a été mis sous divers traitements (dermocorticoïdes, antibiotiques, rétinoïdes et dapsone) modifiés chaque fois pour inefficacité ou intolérance surtout hépatique, avec une évolution par poussées et rémissions. A consulté pour une poussée estivale avec des placards érosifs, sur un fond érythémateux, siégeant au niveau des aisselles et des plis inguinaux. L’idée de tenter un traitement immunosuppresseur tout en luttant contre la transpiration nous a mené a essayer l’association du méthotrexate 12,5mg/semaine à l’oxybutinine 2,5mg 3 fois par jours. L’évolution après 4 semaines fut favorable avec assèchement des lésions et début de blanchiment mais le patient a présenté une cytolyse et une cholestase hépatique 3 fois la normale ce qui a motivé l’arrêt du méthotrexate.

Conclusion

La maladie de Hailey-Hailey est une dermatose bulleuse chronique, évoluant par poussées et remissions, avec un retentissement psychique majeur et rendant son traitement difficile. L’association méthotrexate–oxybutinine serait une alternative intéressante à essayer chez les patients qui la tolèrent.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 145 - N° 4S

P. A38-A39 - mai 2018 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • PRP et alopécies : efficacité et limites : étude prospective à propos de 45 cas
  • M. El Amraoui, A. Achbouk, M. Naim, N. Hjira, M. Boui
| Article suivant Article suivant
  • Amylose papuleuse : aspect clinique et dermoscopique
  • T. Becha, N. Litaiem, M. Jones, A. Raboudi, S. Rammeh, N. Ezzine, F. Zeglaoui

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.