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Dépistage et confirmation salivaire d’usage de stupéfiant : stupéfiant avec ou sans s ? - 10/05/18

Doi : 10.1016/j.toxac.2018.04.011 
F. Bévalot 1, , V. Dumestre-Toulet 2, C. Richeval 3, 4, J.-M. Gaulier 3, 4, K. Revelut 1, Y. Gaillard 1
1 Laboratoire LATLUMTOX, Lyon, France 
2 Laboratoire TOXGEN, Bordeaux, France 
3 CHU de Lille, unité fonctionnelle de toxicologie, Lille, France 
4 Université de Lille, EA 4483, IMPact de l’Environnement Chimique sur la Santé humaine, Lille, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

Évaluer l’impact d’une analyse de confirmation chromatographique portant systématiquement sur les 4 familles de stupéfiants, et non limitée à la (ou aux) famille(s) dépistée(s) par le test immunochimique.

Méthodes

En France, le dépistage de conduite après usage de stupéfiants est réalisé dans un prélèvement salivaire depuis 2008, et depuis 2017 pour les analyses de confirmation. Les dépistages sont réalisés à l’aide de tests DrugWipe-5S® (DW, Securetec) permettant le dépistage de 4 classes de stupéfiants : cannabis, opiacés, cocaïne, dérivés amphétamines et métamphétamines. Les prélèvements salivaires destinés aux analyses de confirmation sont collectés à l’aide d’un écouvillon FLOQSwab® (FQW, Copan Diagnostic) par les forces de l’ordre à la suite d’un test de dépistage positif à 1 ou plusieurs stupéfiants. Les analyses de confirmation dans ces FQW sont réalisées par LC-HRMS ou GC-MS/MS. Par ailleurs, la salive résiduelle récupérée dans les DW ayant servi au test de dépistage peut également être analysée par LC-HRMS et LC-MS/MS [1]. Dans les 2 cas, les 10 molécules des 4 classes de stupéfiants définies dans l’arrêté du 13 décembre 2016 [2] sont recherchées.

Résultats

Au total, 1786 FQW ont été analysés correspondant à 1786 DW initialement positifs pour une ou plusieurs classes (2142 dépistages positifs, au total) :

– 252 FQW (14,1 %) n’ont pas confirmé les dépistages positifs des DW ;

– 163 FQW (9,1 %) contenaient des stupéfiants non dépistés par les DW. Il s’agissait de cocaïniques (n=107), d’amphétaminiques (n=39), d’opiacés (n=11), et de cannabis (n=24) ;

– 20 FQW (1,1 %) ne contenaient pas la classe dépistée initialement par les DW, mais une autre. Dans ces cas, si l’analyse de confirmation avait porté uniquement sur la famille positive au dépistage, le délit de conduite sous influence n’aurait pas été constitué.

Par ailleurs, 129 résidus salivaires issus de tests de DW initialement négatifs pour le dépistage des 4 classes de stupéfiants ont été analysés : une ou plusieurs des 10 molécules de l’arrêté du 13 décembre 2016 ont été décelées dans 65/129 DW : cannabis (n=52), amphétaminiques (n=12), cocaïniques (n=11) et opiacés (n=7).

Conclusions

De tels résultats discordants entre dépistage et confirmation peuvent avoir différentes origines : aléas au niveau de la réalisation du test de dépistage incluant une mauvaise manipulation du dispositif, erreurs d’interprétation/lecture, délai entre le dépistage et le prélèvement, présence d’interférents affectant uniquement le dépistage, seuil de détection plus élevé en immunochimie qu’en chromatographie, instabilité in vitro [3]. Ces résultats soulignent les limites de la procédure en place. Toutefois, il apparaît que la recherche systématique à l’étape de confirmation, des 4 familles de stupéfiants et ce quel que soit le résultat du dépistage, constitue un moyen de pallier partiellement à ces difficultés et apparaît indispensable. Ce constat justifie donc pleinement cette « approche systématique » souhaitée par le législateur et exprimée dans l’arrêté du 13 décembre 2016 [2].

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