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Prévalence de la polyarthrite rhumatoïde aux Antilles françaises : résultats de l’étude EPPPRA en Martinique - 20/06/18

Doi : 10.1016/j.rhum.2017.07.052 
Lauren Brunier a, Marie Bleterry a, Sylvie Merle b, Christian Derancourt b, Katlyn Polomat c, Véronique Dehlinger a, Christophe Deligny c, Georges Jean-Baptiste a, Serge Arfi c, Rishika Banydeen b, Michel De Bandt a,
a Service de rhumatologie, hôpital Pierre-Zobda-Quitman, centre hospitalier universitaire de Martinique, route de Chateauboeuf, 97200 Fort-de-France, Martinique 
b Unité de méthodologie et biostatistique (délégation à la recherche clinique et à l’innovation), hôpital Pierre-Zobda-Quitman, centre hospitalier universitaire de Martinique, route de Chateauboeuf, 97200 Fort-de-France, Martinique 
c Service de médecine interne, hôpital Pierre-Zobda-Quitman, centre hospitalier universitaire de Martinique, route de Chateauboeuf, 97200 Fort-de-France, Martinique 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectifs

Des études ont relevé une fréquence moins élevée de la polyarthrite rhumatoïde (PR) dans la population africaine. Il n’existe cependant aucune donnée précise concernant la population d’origine afro-caribéenne. Le projet EPPPRA est une étude épidémiologique prospective visant à définir la prévalence et les caractéristiques cliniques de la PR aux Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe, Guyane française).

Méthodes

EPPPRA regroupe l’ensemble des rhumatologues exerçant aux Antilles françaises auxquels il a été proposé d’inclure pendant une période d’un an tous les patients ayant un diagnostic clinique de PR. Nous rapportons ici les résultats obtenus en Martinique.

Résultats

D’après les résultats de l’EPPPRA, la prévalence globale de la PR standardisée selon l’âge (population mondiale de référence) est estimée à 0,10 % [IC 95 % : 0,09 % à 0,11 %] en Martinique avec une nette prédominance féminine (88,1 %) et 93,1 % des patients auto-déclarés d’origine ethnique afro-caribéenne. L’âge moyen au moment du diagnostic était de 49,6±16,0 ans. Dans la majorité des cas, les sujets remplissaient au moins 4 critères (94,4 %) de la classification 1987 de l’American College of Rheumatology (ACR) et obtenaient un minimum de 6 points (78,2 %) selon la classification 2010 de l’ACR/European League Against Rheumatism (EULAR). Un taux élevé de séropositivité a été retrouvé (84,2 %). Malgré le retentissement fonctionnel observé chez 40,5 % des patients, la maladie était faiblement active chez 71,4 % d’entre eux. Le traitement le plus courant était le Methotrexate (73 %), suivi des biothérapies (24,4 %). De nombreux patients (68,6 %) ont également bénéficié d’une corticothérapie. Les facteurs de risque cardiovasculaire très fréquents contrastaient avec une consommation de tabac particulièrement basse (8,7 %).

Conclusion

Ce travail met en évidence la faible prévalence standardisée de la PR observée dans une population française d’origine afro-caribéenne et en souligne les caractéristiques spécifiques (forte prédominance féminine, taux de séropositivité élevé, faible consommation de tabac). Malgré la facilité d’accès aux soins de santé et aux biothérapies, la PR est d’évolution destructrice au retentissement fonctionnel invalidant dans environ la moitié des cas de cette étude.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Polyarthrite rhumatoïde, Antilles françaises (Martinique), Origine africaine, Prévalence standardisée, Epidémiologie


Plan


 Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais la référence anglaise de Joint Bone Spine avec le DOI ci-dessus.


© 2017  Société Française de Rhumatologie. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
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Vol 85 - N° 4

P. 346-352 - juin 2018 Retour au numéro
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