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Envenimations ophidiennes en France métropolitaine et outre-mer : les centres antipoison au cœur de la prise en charge - 21/08/18

Doi : 10.1016/j.toxac.2018.07.087 
D. Boels
 Centre antipoison et toxicovigilance Grand Ouest, CHU d’Angers, Angers, France 

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Résumé

L’envenimologie est une partie de la pharmaco-toxicologie qui n’est pas enseignée en France. C’est une lacune incontestable car les praticiens français peuvent être concernés dans plusieurs circonstances : envenimations par la faune autochtone de métropole, envenimations dans les DOM-TOM, envenimations de touristes français rapatriés, envenimations par les nouveaux animaux de compagnie (NAC). La France est cependant un des pays qui a beaucoup œuvré sur la problématique ophidienne. De nombreux médecins et spécialistes et particulièrement les centres antipoisons (CAP) se sont intéressés aux conséquences des envenimations et à l’amélioration de leur prise en charge thérapeutique. Une morsure avec envenimation peut mettre en jeu le pronostic vital. Actuellement, la seule thérapeutique spécifique efficace reste la sérothérapie antivenimeuse. La qualité des antivenins est un élément clé dans l’efficacité et la tolérance de ces traitements. Pour une efficacité optimale, l’immunothérapie doit être administrée le plus rapidement possible. En France métropolitaine, le « risque venimeux » est dominé par les morsures de vipères (environ 300 cas colligés chaque année par le réseau des centres antipoison) [1]. À cela, il faut ajouter les accidents dus à certaines espèces propres aux DOM-TOM tels que les envenimations par Bothrops lanceolatus, une espèce de crotale endémique à la Martinique. La Guyane française possède également une faune venimeuse très riche, responsable d’envenimations humaines en forêt notamment. Enfin, la détention en captivité d’espèces venimeuses exotiques (« nouveaux animaux de compagnie » ou NAC) qui était à l’origine d’un à deux cas d’envenimation par an est augmentation ces dernières années (jusqu’à 5 cas/an). Face aux risques croissants d’envenimation par serpent exotique et pour se conformer à la réglementation sur l’approvisionnement, la détention et la dispensation des sérums antivenimeux (SAV), une banque de sérums antivenimeux (BSA) s’est constituée sous l’impulsion du CAP d’Angers [2].

Conclusion

Au total, la gravité potentielle, la nécessité de traitements spécifiques et la relative rareté imposent le plus souvent aux praticiens prenant en charge une envenimation de recourir à des experts. Parmi ces experts, les CAP apportent 24h/24h un appui spécialisé à la prise en charge clinique des patients et assurent un suivi épidémiologique sur le territoire. Ils participent activement aux décisions de santé publique nationale : choix et gestion des antidotes, homogénéisation de la prise en charge, travaux de recherche clinique, publications internationales. Il ressort enfin que les caractéristiques des envenimations sont en évolution constante sur le territoire métropolitain : émergence de signes neurotoxiques dans les envenimations vipérines ; développement de l’importation de serpents exotiques. Tous ces éléments incitent à une surveillance spécifique par des structures expertes et spécialisées dans le domaine.

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