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Sérothérapie antivenimeuse au Mali : expérience du centre de santé de référence de Kati région de Koulikoro - 21/08/18

Doi : 10.1016/j.toxac.2018.07.094 
S.K. Coulibaly 1, 2, , T. Diallo 2, 3, A. Diara 3, A. Soulaymani 2, A.I. Maiga 3
1 Faculté de médecine et d’odontostomatologie, université des sciences, des techniques et des technologies, Bamako (USTTB), Mali 
2 Laboratoire de génétique et biométrie, faculté des sciences, université Ibn Tofail, Kénitra, Maroc 
3 Faculté de pharmacie, Bamako (USTTB), Mali 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

La gravité des envenimations ophidiennes demeure encore une préoccupation des agents de santé au Mali. Les données hospitalières sur la fréquence des morsures de serpent restent sous estimées [1, 2]. Suite à une pénurie de l’antivenin constatée du 15 juin au 30 septembre 2016, nous avons voulu évaluer l’efficacité et la tolérance d’un sérum antivenimeux polyvalent « Inoserp™panafricain » fabriqué par les laboratoires Inosan Biopharma (Mexique), et dont l’autorisation de mise sur le marché date du 1er novembre 2016.

Méthode

Il s’agit d’une étude prospective de trois mois (du 20 août au 20 novembre 2017). Elle a porté sur les cas de morsures de serpent de grade 1 et plus, admis au centre de santé de référence de Kati et traités par Inoserp polyvalent panafricain (adapté aux régions d’Afrique subsaharienne). Les données ont été saisies sur Excel et analysées sur SPSS version 21.

Résultats

Au cours de ce travail, 154 cas d’envenimation ophidienne ont été enregistrés dont 77 % au grade 1. Le sexe masculin était le plus représenté (78,6 % des cas) avec un sex ratio (H/F) égal à 3,7. Les victimes était âgées de 38±10 ans et le délai de consultation 15±3heures (p<10−3). Les paysans et les femmes au foyer ont été les plus touchés respectivement 65 et 22 % des cas. Dans 74 % des cas les morsures siégeait au membre inférieur. Les vipéridés (99 % des cas) surtout Echis ocellatus (97 % des cas) étaient majoritairement responsables des morsures et envenimations ophidiennes. Les victimes ont utilisé la pierre noire, le garrot et la scarification dans respectivement 46 ; 44 et 36 % des cas (p<10−3, ddl=154). La symptomatologie clinique était dominée par les signes cutanés (87 %) et hémorragiques minimes (82 %). Toutes les victimes ont bénéficié de sérothérapie antivenimeuse « Inoserp™ ». Le nombre de flacons utilisés était 253 et particulièrement les grades 2 et 3 ont reçu 27 % des doses (soit en moyenne 2 flacons par patient). La plupart des victimes (140) n’ont déclaré aucun effet indésirable par contre, 14 patients ayant notifiés : céphalées, vertiges, asthénies fonctionnelles, fièvres et prurit générale étaient non reliés selon la méthode d’imputabilité OMS (λ2=94 ; ddl=4 ; p=0). L’évolution était favorable dans 99 % des cas. La durée d’hospitalisation variait de 1 à 5jours alors qu’elle pouvait atteindre 21jours [3].

Conclusion

Malgré la sous-notification des morsures de serpent, une bonne gestion des cas d’envenimation dans les structures décentralisées pourrait diminuer la morbimortalité.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 30 - N° 3

P. 165 - septembre 2018 Retour au numéro
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