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Un agent peut en cacher un autre ! À propos d’un cas d’intoxication par Microcosmus - 21/08/18

Doi : 10.1016/j.toxac.2018.07.051 
C. Schmitt , S. Antwi, B. Domangé, R. Torrents, N. Simon, L. de Haro
 Centre antipoison et de toxicovigilance de Marseille, AP–HM, Marseille, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

Présenter un cas peu commun d’intoxication par les violets (Microcosmus sp.), découvert au cours d’un interrogatoire sémiologique avisé.

Description du cas

Le jour du réveillon de Noël, une marseillaise âgée de 56 ans, aux antécédents de communication inter-auriculaire, consulte le centre antipoison de Marseille (CAPTVM) car elle présente depuis 1h des symptômes neurologiques d’apparition brutale à type de diplopie et de vertiges. Elle relate une erreur lors de la prise de son médicament : elle a ingéré par mégarde deux heures avant le début des signes une gélule vaginale de Florgynal® (bacilles de Döderlein, estriol, progestérone). Le médecin de garde la rassure quant à la responsabilité du médicament dans la survenue de ses troubles mais, craignant une atteinte cérébrale d’origine vasculaire, l’incite à consulter un médecin afin de réaliser un examen clinique. Une semaine plus tard, la patiente est rappelée par le CAPTVM, pour connaître l’évolution de sa pathologie et le diagnostic final. Elle a bien été examinée par un médecin en urgence à son domicile mais qui n’a pas retrouvé d’étiologie à ses symptômes. Elle s’est reposée jusqu’en fin de journée et l’atteinte a progressivement diminué. Le CAPTVM ayant déjà été confronté à des cas de syndrome cérébelleux après consommation de violets, souvent dégustés en période festive, la patiente est interrogée sur le contenu du repas qui a précédé le tableau clinique. La patiente confirme alors qu’elle avait consommé, sans alcool, 4 ou 5 violets achetés chez son écailler habituel ! Elle se souvient ainsi que les symptômes sont apparus 15minutes après la consommation des violets, mais elle n’avait pas fait le lien avec son repas !

Conclusion

Les personnels médicaux des centres antipoison français, grâce à l’expérience acquise chaque jour au gré de leurs expériences professionnelles et universitaires, constituent une plus-value importante dans le domaine de la toxicologie médicale, permettant de poser des diagnostics qui auraient été ignorés sans leur intervention. Depuis la présentation des premiers cas au congrès de l’EAPCCT (Copenhague, 2013) [1], le CAPTVM a collecté 16 cas d’intoxications par ingestion de violets du genre Microcosmus soit 23 patients ayant présenté un toxidrome similaire à type de syndrome cérébelleux. Il s’agit probablement d’une contamination par une neurotoxine à ce jour non encore identifiée. Une analyse plus complète des restes de repas des prochains intoxiqués serait bienvenue, mais cela semble bien difficile car les violets sont assimilés à un repas de fête, et dans la grande majorité des cas, les convives n’en laissent rien.

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P. 178-179 - septembre 2018 Retour au numéro
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