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Le séjour en salle de surveillance postinterventionnelle peut-il être à l'origine de transmissions croisées ? - 01/01/02

A.M.  Rogues a * ,  J.-F.  Forestier b ,  M.-L.  Valentin b ,  T.  Vothi b ,  S.  Marié b ,  J.  Texier-Maugein c ,  H.  Boulestreau a ,  J.-P.  Gachie a ,  G.  Janvier b *Auteur correspondant

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Résumé

Objectif - Préciser le risque de transmission nosocomiale lié au séjour en salle de surveillance postinterventionelle (SSPI).

Type d'étude - Enquête prospective.

Patients et méthodes - Patients admis en SSPI de chirurgie cervicothoracique pendant trois semaines. Réalisation de prélèvements bactériologiques au niveau du nez, de la gorge et de la peau à proximité de la plaie opératoire à l'admission et à la sortie de SSPI. Prélèvements des mains du personnel et de l'environnement.

Résultats - Au total, 75 patients ont été inclus : 41 % après endoscopie, 39 % après chirurgie thoracique et 20 % après thyroïdectomie. La durée moyenne de séjour des patients en SSPI a été de 131 min. Une bactérie potentiellement pathogène a été découverte chez 25 patients dès l'admission et chez 31 patients à la sortie de SSPI. Chez 13 patients, la bactérie n'avait pas été identifiée sur les prélèvements à l'entrée (5 Staphylococcus aureus, 4 bacilles à Gram négatif et 4 streptocoques). La comparaison du groupe des 13 derniers patients et du groupe de l'ensemble des autres a montré une plus grande fréquence de patients thyroïdectomisés et une durée de séjour en SSPI supérieure de 20 minutes pour les patients chez qui une bactérie potentiellement pathogène a été découverte sur les prélèvements à la sortie de SSPI. Aucune de ces bactéries n'a été à l'origine d'une infection nosocomiale. Huit membres du personnel sur 42 véhiculaient une bactérie potentiellement pathogène sur les mains. Seuls 3 prélèvements d'environnement sur 75 révélaient la présence de bactéries provenant de la flore humaine.

Conclusion - Dans la limite du nombre de patient étudié, ce travail a montré que les SSPI peuvent être un des maillons de la chaîne de transmission des infections nosocomiales même si le risque de contamination de patient à patient semble faible dans ces structures.

Mots clés  : Nosocomial ; Salle de surveillance postinterventionnelle.

Abstract

Objective - To assess cross contamination for patients at the time of their stay in the recovery room (RR).

Study design - Prospective study.

Patients and methods - A prospective survey over 3 weeks with 75 adult patients admitted to RR after thoracic or neck surgery. Samples for bacterial analysis were systematically taken from all patients before they left the operating theatre and just before discharge of RR (nose-throat and skin adjacent to the surgical wound). During this period, hand's health care workers (HCW) and environmental surfaces were sampled.

Results - There were 3 groups of patients : endoscopy (41%), thoracic surgery (39%). And thyroidectomy (20%), 392 samples were analysed. Potentially pathogenic floras were found on the admission for 25 patients and at discharge for 31 patients. A pathogenic flora was detected at discharge in 13 patients, whereas none was found at admission in RR. These patients were principally in the thyroidectomy group and their stay in RR was longer than 20 minutes. There is no significant difference concerning the nosocomial risk between 3 groups. Pathogenic flora was found in 19% of HCW (8 of 42).

Conclusion - Cross contamination can exist in recovery room and educative measures are to be taken regarding handwhashing, isolation precautions and environmental cleaning.

Mots clés  : Nosocomial ; Recovery room ; Post anaesthesia care unit.

Plan



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Vol 21 - N° 8

P. 643-647 - octobre 2002 Retour au numéro

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