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Addictovigilance dans les départements d’Outre-Mer - 04/11/18

Doi : 10.1016/j.therap.2018.09.062 
Amélie Daveluy 1, 2, , Joëlle Perri-Plandé 1, Marie Baumevieille 1, 2, Alexandre Peyré 1, Ghada Miremont-Salamé 1, 2
1 CHU de Bordeaux, centre d’addictovigilance-CEIP de Bordeaux, service de pharmacologie médicale, hôpital Pellegrin, 33076 Bordeaux, France 
2 University Bordeaux, Inserm, Bordeaux population health research center, team, pharmacoepidemiology, UMR 1219, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013–2017 comporte plusieurs actions concernant l’Outre-Mer, notamment le renforcement de l’information sur la pharmacodépendance. Depuis plusieurs années, les échanges entre le centre d’addictovigilance et les départements d’Outre-Mer (DOM) ont permis d’apporter des informations sur les consommations spécifiques de ces régions.

Méthode

Les différents moyens mis en place avec les DOM ont été décrits. Les données issues des différents outils d’addictovigilance auxquels participent les DOM ont été analysées (NoTS, OPPIDUM, OSIAP).

Résultats

Les départements de La Réunion, Martinique, Guyane et Guadeloupe participent à l’enquête OPPIDUM depuis 2008, ce qui a permis de confirmer les différentes spécificités de ces territoire en termes de consommations de substances psychoactives : crack et cannabis en Antilles-Guyane, médicaments à La Réunion. Un réseau de pharmacies sentinelles a été mis en place en 2011 à La Réunion. Il participe régulièrement à l’enquête OSIAP, permettant d’identifier des spécificités de consommations de médicaments par rapport à la métropole (trihexyphénidyle, clonazépam). En 2018, le système d’addictovigilance a été présenté à la section Outre-Mer du Conseil de l’Ordre des pharmaciens, pour mettre en place de tels réseaux dans les départements d’Antilles-Guyane, ce qui permettrait d’évaluer la part de détournement des médicaments dans ces territoires. De la même façon, un réseau se met en place avec les centres spécialisés en addictologie. En 2015, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILD&CA) a missionné le centre d’addictovigilance de Bordeaux pour renforcer les échanges sur l’addictovigilance avec la Réunion et Mayotte. Cette mission a permis de renforcer les liens existants, mais surtout d’alerter les autorités sur la problématique de la « chimique », à l’origine de nombreuses hospitalisations de jeunes à Mayotte. Aussi, afin de connaître les molécules et les symptômes associés à l’origine de ces hospitalisations, le centre d’addictovigilance va mettre en place une étude au centre hospitalier de Mamoudzou. En 2018, des cas d’hospitalisations à la Réunion après prise de chimique ont également montré la nécessité de mieux connaître cette substance. Le centre d’addictovigilance est membre des réseaux régionaux de vigilance et d’appui mis en place par l’ARS Océan Indien et l’ARS Martinique.

Discussion

Chaque DOM a ses propres spécificités, qu’il convient de prendre en compte pour de futures interventions locales, mais également lors de l’évaluation nationale du potentiel d’abus et de dépendance des substances psychoactives. Si les échanges peuvent se faire facilement à distance (e-mails, visioconférences), une première rencontre « physique » est primordiale pour les pérenniser : à cet effet, il serait important de partir en mission en Antilles-Guyane.

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Vol 73 - N° 6

P. 565 - décembre 2018 Retour au numéro
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  • Le développement de la consommation de « Chimique » à Mayotte : le rôle majeur des facteurs contextuels dans la diffusion d’une substance psychoactive
  • Agnès Cadet-Taïrou, Michel Gandilhon
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  • Pharmacosurveillance des antalgiques opioïdes : une étude pharmaco-épidémiologique à partir des bases de données de l’Assurance maladie avec l’indicateur doctor shopping
  • Camille Ponté, Marion Lepelley, Elisabeth Frauger, Michel Mallaret, Maryse Lapeyre-Mestre, Vincent Pradel, Joëlle Micallef

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