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Ordonnances suspectes indicateur d’abus possible (OSIAP) : analyse des données enregistrées depuis 2013 - 04/11/18

Doi : 10.1016/j.therap.2018.09.013 
Emilie Jouanjus 1, 2, , Grégory Guernec 3, Maryse Lapeyre-Mestre 1, 2
le

Réseau français d’addictovigilance

1 Centre d’addictovigilance-CEIP, service de pharmacologie médicale et clinique, CHU de Toulouse, 37, allées Jules-Guesde, 31000 Toulouse, France 
2 Inserm UMR 1027, équipe de pharmaco-épidémiologie, université Toulouse III Paul-Sabatier, Toulouse, France 
3 Inserm, UMR 1027, université Toulouse III Paul-Sabatier, Toulouse, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les ordonnances suspectes de falsification présentées en pharmacies d’officine enrichissent l’enquête OSIAP (ordonnances suspectes indicateur d’abus possible). Une analyse de l’évolution des OSIAP entre 2001 et 2012 a permis de mettre en évidence l’évolution du profil de « détournement » de certains médicaments au cours du temps [1]. Ce travail a pour objectif d’analyser les profils de détournement des ordonnances recueillies depuis 2013, et de les confronter aux profils observés dans les périodes précédentes.

Méthodes

Les OSIAP enregistrées entre 2013 et 2016 ont été analysées par une classification hiérarchique afin de déterminer les profils de détournement associés aux médicaments représentatifs, définis par un taux de citation cumulé de 40 % des citations totales. En complément, l’ensemble des OSIAP enregistrées en 2017 a été décrit.

Résultats

Les 3201 OSIAP retenues comportaient 3325 citations : 1126 citations de zolpidem (33,9 %), 306 de bromazépam (9,6 %), 287 de buprénorphine (8,6 %) et 282 d’alprazolam (8,4 %). Treize médicaments étaient « représentatifs », le tramadol s’étant ajouté aux 13 médicaments définis en 2001-2012, et le dextropopoxyphène ayant disparu de cette liste. La buprénorphine, la morphine et le clonazépam étaient mentionnés sur des ordonnances volées, sécurisées, bizone ou hospitalières, non conformes, avec des fautes d’orthographe ou un chevauchement, présentées par des hommes âgés de 31 à 42 ans. Le lorazépam, le flunitrazépam, le clorazépate et la zopiclone concernaient des ordonnances avec des posologies anormales, présentées par des sujets de plus de 43 ans connus à la pharmacie. La codéine, le tramadol, le zolpidem, le bromazépam et l’alprazolam étaient mentionnés sur des ordonnances simples falsifiées présentées par des femmes. Les 1295 OSIAP enregistrées en 2017 comportaient 2190 citations dont 311 de zolpidem (14,2 %), 159 de tramadol (7,3 %) et 128 d’alprazolam (5,8 %). Avec 113 citations (soit 5,2 %), la zopiclone était le 4e médicament le plus cité.

Discussion

Cette analyse complémentaire met en évidence une modification importante des profils par rapport aux périodes précédentes. L’impact des différentes mesures réglementaires mises en œuvre en France en 2017 (zolpidem, codéine) ne pourra être évalué que par l’analyse des données qui seront enregistrées lors des prochaines éditions de l’enquête OSIAP.

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Vol 73 - N° 6

P. 572-573 - décembre 2018 Retour au numéro
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  • Complications sanitaires graves observées chez des consommateurs de méthylphénidate
  • Elisabeth Frauger, Liselotte Pochard, Michel Spadari, Joelle Micallef
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  • Emilie Jouanjus, Maryse Lapeyre-Mestre, le Réseau français d’addictovigilance

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