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Le toucher rectal : est-il indispensable au dépistage du cancer de la prostate - 04/11/18

Doi : 10.1016/j.purol.2018.07.141 
S. Bouras
 Centre hospitalier universitaire Saadna-Abdenour, Setif, Algérie 

Résumé

Objectifs

Historiquement, il y avait deux manières de dépister le cancer de la prostate : le toucher rectal (TR) et le test PSA. L’objectif de cette étude est de connaître la place du TR dans la pratique des médecins généralistes de notre région (médecins de soins primaires).

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive transversale de pratiques, sur une mode déclaratif et anonyme. L’enquête a été menée sur la base d’un questionnaire préétabli avec 145 médecins généralistes (MG). Le questionnaire comprenait trois volets : les critères d’identité des médecins, l’approche diagnostique des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) et leurs connaissances théoriques, y compris le dépistage.

Résultats

Au total, 137 (94 %) médecins ont participé à cette étude, dont 70 (51 %) hommes et 67 (49 %) femmes. L’âge moyen était de 44,6 ans (25–72 ans). Le TR est considéré comme recommandé par 116 (86,6 %), médecins, cependant, il n’est pratiqué de manière systématique que par 5 (4 %), dont 1 femme. Plus de 76 (55 %) disent qu’ils le realisé systématiquement au début de leur exercice. Les hommes 39 (56 %) font plus de TR que les femmes 14(21 %) et cette différence est statistiquement significative (p<0,00, or : 4,7). Seulement 28 (28,4 %) pensaient que le TR devrait être effectué par un urologue ; au moment où 38 (67,9 %) femmes ont déclaré que leur sexe constituait un obstacle à cet examen. Neuf femmes ont rapporté un refus de tr en raison de leur sexe.

Conclusion

S’il est vrai que les recommandations ne sont pas très claires en ce qui concerne le dépistage, il n’en demeure pas moins que de nombreux mg n’en suivent aucune. Beaucoup ne le réalisent pas et ne se réfèrent pas à un urologue. Cette approche ambiguë du diagnostic nécessite une meilleure organisation des consultations et souligne la nécessité de renforcer les connaissances des praticiens.

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Vol 28 - N° 13

P. 685 - novembre 2018 Retour au numéro
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