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Maladie résiduelle minime dans la leucémie lymphoïde chronique : un enjeu restant d’actualité - 11/11/18

Minimal residual disease in chronic lymphocytic leukemia: A still current issue in 2018

Doi : 10.1016/j.bulcan.2018.07.008 
Martin Gauthier 1, , Thibault Comont 2, François Vergez 3, Loïc Ysebaert 1, 3, 4
1 IUCT-Oncopôle, service d’hématologie clinique, 1, avenue Irène-Joliot-Curie, 31059 Toulouse cedex 9, France 
2 IUCT-Oncopôle, service de médecine interne, 1, avenue Irène-Joliot-Curie, 31059 Toulouse cedex 9, France 
3 IUCT-Oncopôle, laboratoire d’hématologie-immunophenotypage et hematologie cellulaire, 1 avenue Irène-Joliot-Curie, 31059 Toulouse cedex 9, France 
4 CRCT, Inserm UMR 1037, 2, avenue Hubert-Curien, 31037 Toulouse cedex 1, France 

Martin Gauthier, IUCT-Oncopôle, service d’hématologie clinique, 1, avenue Irène-Joliot-Curie, 31059 Toulouse cedex 9, France.IUCT-Oncopôle, service d’hématologie clinique1, avenue Irène-Joliot-CurieToulouse cedex 931059France

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Résumé

La maladie résiduelle minime (MRD) est de plus en plus utilisée dans le domaine de l’onco-hématologie. Sa mesure par cytométrie en flux ou biologie moléculaire a notamment une place grandissante dans la leucémie lymphoïde chronique (LLC) avec l’amélioration importante des résultats des traitements ces dernières années. Du fait du bénéfice en survies sans progression et globale apporté par l’obtention d’une maladie résiduelle minime indétectable, sa mesure en post-thérapeutique est recommandée comme marqueur de substitution pour l’enregistrement des médicaments cytotoxiques. Cet effet est indépendant du traitement préalablement reçu et pose la question de mesures séquentielles de la maladie résiduelle minime en cours de traitement pour envisager un arrêt précoce en cas de réponse profonde, mais aussi de la poursuite des traitements jusqu’à obtention d’une maladie résiduelle minime indétectable (en passant par des schémas associant traitements d’induction puis de maintenance). De plus, un suivi de maladie résiduelle minime en post-thérapeutique pourrait aider à proposer des traitements préemptifs de la rechute. Des facteurs tels que la cinétique de croissance de la maladie résiduelle minime ou la lymphopénie CD4 post-thérapeutique permettent d’améliorer la prédiction de la survie sans progression des patients ayant une leucémie lymphoïde chronique. Les inhibiteurs de la voie du BCR n’induisent quant à eux pas de maladie résiduelle minime indétectable, mais leur association à des traitements cytotoxiques type immunochimiothérapie permet d’augmenter la proportion de patients obtenant une réponse profonde. Les inhibiteurs de BCL2 permettent l’obtention de maladie résiduelle minime indétectable chez beaucoup de patients y compris en rechute, ce qui donne à la maladie résiduelle minime une place centrale dans l’évaluation des traitements actuellement à l’étude.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Minimal residual disease (MRD) is widely used in oncohematology. In chronic lymphocytic leukemia (CLL), it can be measured by flow cytometry or polymerase chain reaction and is getting a greater place, owing to the dramatic therapeutic advances in the management this disease. As MRD decrease after chemoimmunotherapy is associated with improved progression free and overall survivals, its measure is now recommended as a surrogate marker for cytotoxic drugs licensures. This association is independent from treatment received and raises a few questions, such as sequential MRD measures to stop treatment in case of an early deep response and on the opposite, treatment continuation until reaching undetectable MRD (with the possible use of maintenance therapy). Furthermore, following MRD after a cytotoxic treatment could lead clinical trials investigators to propose pre-emptive treatments in case of MRD re-growth, to avoid overt relaspe. MRD re-growth kinetics and CD4 count after treatment completion can improve MRD-based survival predictions. On the other hand, BCR inhibitors do not lead to undetectable MRD, but their association with chemoimmunotherapy increases the proportion of patients reaching that goal. Moreover, BCL2 inhibitors do lead to deep response including in the relapse/refractory setting, giving to MRD a central place in currently investigated treatments evaluation.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Leucémie lymphoïde chronique, Maladie résiduelle minime, Immunochimiothérapie, Thérapie ciblée

Keywords : Chronic lymphocytic leukemia, Minimal residual disease, Chemoimmunotherapy, Target therapy


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Vol 105 - N° 11

P. 1042-1051 - novembre 2018 Retour au numéro
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