Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Qu’attendent les médecins spécialistes de la chimiothérapie des cancers du poumon ? - 13/11/18

What do chemotherapy specialists expect of lung cancer?

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.06.008 
J.-L. Pujol a, b, , B. Roch b, A. Coffy c, J.-P. Mérel b, J.-P. Daurès c
a Laboratoire Epsylon EA 4556 dynamique des capacités humaines et des conduites de sante, UFR médecine, sciences du sujet et de la société, STAPS universités Montpellier et St-Etienne, université Paul-Valéry Montpellier III, route de Mende, 34199 Montpellier cedex 5, France 
b Hôpital Arnaud-de-Villeneuve, centre hospitalier universitaire de Montpellier, avenue du Doyen-Giraud, 34295 Montpellier cedex, France 
c Unité de biostatistiques et d’épidémiologie, institut universitaire de la recherche clinique, université de Montpellier 1, 34000 Montpellier, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 10
Iconographies 5
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Objectif

Dans le but de connaitre ce que les médecins spécialistes attendent de la chimiothérapie du cancer du poumon (stade 3b et 4), nous les avons confrontés à un auto-questionnaire en ligne décrivant cinq situations différentes de prescription.

Méthode

Trente spécialistes experts ont été invités ; 22 ont répondu (73 %). Pour chacune des différentes situations cliniques, il était demandé à l’expert de se positionner sur 3 items : curabilité, allongement de la survie, soulagement des symptômes. Le jugement porté sur chaque item se faisait sur une échelle de Likert impaire, entre −2 « pas du tout probable » et 2 « tout à fait probable ».

Résultats

Pour la curabilité, le pourcentage de réponse −2 différait significativement en fonction de la situation clinique (test de Fisher : p<0,00001). Le test de tendance montrait une relation du pourcentage de la réponse −2 et de l’ordre suspecté des situations cliniques (test de tendance de Cochran-Armitage : p<0,0001). Pour le soulagement des symptômes, le pourcentage de réponse +2 et +1 différait significativement en fonction de la situation clinique (test de Fisher : p=0,00013 ; test de tendance : p<0,0001).

Conclusion

Ce que les médecins spécialistes attendent de la chimiothérapie diffère en fonction du pronostic présupposé. À la situation de plus mauvais pronostic correspond l’attente la plus forte en termes de soulagement des symptômes et la plus faible en termes de curabilité.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Objective

In an attempt to understand physicians’ expectations of chemotherapy, a group of lung cancer specialists was involved in an online survey investigating their opinions by a self-questionnaire. The questionnaire described five different chemotherapy prescription situations for lung cancer patients (stages IIIB or IV).

Method

A total of 30 expert specialists were invited; 22 responded (73%). For each of the clinical situations, the expert was asked for his opinion on 3 items: cure, prolongation of survival and alleviation of symptoms. Each item was judged on a Likert scale with categories between −2 “not at all probable” and +2 “quite likely”.

Results

For “cure”, the percentage of −2 responses differed significantly according to the clinical situation (Fisher test: P<0.00001). The trend test showed a relationship between the percentage of −2 responses and the suspected order of the clinical situations (Cochran-Armitage trend test: P<0.0001). For symptom alleviation, the percentage of responses +2 and +1 differed significantly according to the clinical situation (Fisher test: P=0.00013, trend test: P<0.0001).

Conclusion

What specialist physicians expect of chemotherapy in terms of curability and symptom relief differs according to the actual statistical prognosis of each situation as presented in the literature. The worst prognostic situation leads to the strongest expectation in terms of symptom relief and, conversely, the lowest for curability.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Cancer du poumon, Chimiothérapie palliative, Traitement symptomatique, Psycho-oncologie

Keywords : Lungcancer, Palliative chemotherapy, Symptomatic treatment, Psycho-oncology


Plan


© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 35 - N° 9

P. 919-928 - novembre 2018 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Exposition domestique aux moisissures et aux allergènes d’acariens de patients parisiens
  • E. Dalibert, M. Dusséaux, V. Bex, C. Mathieu, S. Barral, S. Dubrou
| Article suivant Article suivant
  • Suivi et évaluation sur une année de projets élaborés en réhabilitation respiratoire
  • L. Péran, C. Le Ber, R. Pichon, M. Cabillic, M. Beaumont

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.