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Syndrome de Stevens–Johnson secondaire au méthotrexate : une récidive accidentelle - 15/01/19

Doi : 10.1016/j.annder.2018.09.178 
K. Elboukhari , A. Rasso, H. Bay Bay, S. Elloudi, F.-Z. Mernissi
 Dermatologie, CHU Hassan II, Fès, Maroc 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Le syndrome de Stevens Johnson secondaire au méthotrexate est une affection rare et grave qui peut rester confinée à la peau ou s’accompagner d’atteintes viscérales parfois létales. Nous rapportons le cas d’une patiente traitée par méthotrexate pour une mole hydatiforme, qui a présenté à deux reprises un syndrome de Stevens–Johnson.

Observation

Une femme de 30 ans, mère de deux enfants, était suivie en gynécologie pour une mole hydatiforme. Celle-ci évoluait vers une mole toxique persistante avec ascension des HCG, nécessitant la mise en route d’une monochimiothérapie type méthotrexate. Quatre jours après l’introduction de ce traitement, la patiente présentait un décollement cutané fait de bulles et de pseudo-cocardes siégeant préférentiellement sur les jambes, avec une conjonctivite, une chéilite et des érosions de la muqueuse génitale. Une biopsie cutanée objectivait des nécroses kératinocytaires et un infiltrat éosinophilique. Les critères d’imputabilité étaient en faveur de la responsabilité du méthotrexate. Les examens complémentaires ne montraient pas d’atteinte viscérale infraclinique. Après arrêt du méthotrexate, la patiente présentait une nette amélioration. Un mois plus tard cependant, le médicament était réintroduit par une autre équipe de gynécologie. Après deux injections à la même dose, la même symptomatologie apparaissait, motivant son transfert dans notre service.

Discussion

Le méthotrexate est une molécule anti-acide folique communément utilisé comme chimiothérapie anticancéreuse ; il engendre une toxicité kératinocytaire en induisant l’apoptose des kératinocytes par le biais d’une hypersensibilité retardée. La toxidermie au méthotrexate est grave, avec une mortalité d’environ 17 %. Elle prédomine dans le sexe masculin ; selon une étude taiwanaise, un âge avancé serait un autre facteur de risque. Chez notre patiente, le diagnostic a été retenu sur des critères cliniques histologiques et pharmacologiques. L’évolution était favorable après arrêt du médicament, qui a été remplacé par de l’actinomycine D. Le méthotrexate a été interdit à vie.

Conclusion

Le syndrome de Stevens–Johnson associé au méthotrexate est une affection rare, pas toujours létale ; dans ce cas la bénignité de la symptomatologie n’autorise pas pour autant la poursuite du traitement (même si la récidive chez notre patiente était peu frappante).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Méthotrexate, Stevens–Johnson, Réintroduction accidentelle


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