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Encoches narinaires cicatricielles induites par les anti-TNF - 15/01/19

Doi : 10.1016/j.annder.2018.09.317 
C. Mesnard 1, , H. Aubert 1, A. Bourreille 2, V. Gagey-Caron 3, Y. Le Corre 4, S. Topin-Ruiz 4, C. Trang 5, S. Barbarot 1
1 Dermatologie 
2 Hépato-gastro-entérologie, CHU Hôtel-Dieu, Nantes 
3 Dermatologie libérale, Nantes 
4 Dermatologie, CHU d’Angers 
5 Hépato-gastro-entérologie, CHU de Nantes, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les anti-TNF sont utilisés dans les maladies inflammatoires chroniques rhumatologiques, digestives et cutanées. Ils peuvent être à l’origine d’effets secondaires cutanés : infections, carcinomes, réactions paradoxales psoriasiformes plus ou moins pustuleuses ou encore lésions eczématiformes. Il n’y a cependant pas à ce jour de description d’atteinte spécifique du nez dans la littérature. Nous rapportons 8 cas d’encoches narinaires cicatricielles secondaires à des rhinites inflammatoires chez des patients traités par anti-TNF.

Observations

Étude rétrospective réalisée en mai 2018 à partir des dossiers des patients suivis dans deux centres. Nous avons répertorié huit patients traités par biothérapie ayant une encoche narinaire triangulaire cicatricielle uni ou bilatérale. Il s’agissait principalement de femmes (7/8), d’un âge moyen de 38 ans, fumeuses dans la moitié des cas. Tous étaient traités pour une maladie de Crohn évoluant en moyenne depuis 210 mois (17,5 ans). Ils avaient présenté une rhinite inflammatoire parfois douloureuse précédant l’apparition de l’encoche narinaire (simple érythème narinaire), lésion érythémato-squameuse fissuraire ou lésions croûteuses endonasales avec possible extension périnarinaire. La rhinite inflammatoire était apparue dans un délai de 3 mois à 13 ans après le début de la biothérapie. Cinq patients sur 8 avaient présenté de manière concomitante une dermite des grands plis parfois pustuleuse (axillaires, inguinaux, inter-fessier), associée ou non à une atteinte des petits plis (rétro-auriculaires, interdigitaux). Ils avaient reçu en moyenne deux traitements systémiques avant la mise sous biothérapie. Sept patients étaient traités par anti-TNF lors de la survenue de l’effet indésirable (infliximab 5/8, adalimumab 2/8) et un sous ustekinumab (1/8). Ce dernier patient avait cependant reçu antérieurement de l’adalimumab. Les traitements prescrits pour la rhinite étaient des antibiotiques topiques (7/8), des dermocorticoïdes (6/8), une antibiothérapie générale (5/8 : cyclines, amoxicilline-acide clavulanique) (Annexe A).

Discussion

Les rhinites inflammatoires induites par les anti-TNF sont peu décrites alors même que leur fréquence n’est pas négligeable en pratique quotidienne (un seul cas décrit précisément dans la littérature). La nosologie de cette dermatose est encore imprécise. Certains l’associent à une forme de pustulose amicrobienne des plis. Cependant, son caractère cicatriciel à type d’encoche nous fait émettre l’hypothèse d’une séquelle de processus inflammatoire chronique dans la zone du triangle mou de Converse. En effet, cette zone aponévrotique délicate, est fréquemment le siège de rhagades chroniques et de rétractions cutanées notamment dans un contexte post-chirurgical.

Conclusion

Nous rapportons une réaction cutanée originale de type encoche narinaire cicatricielle post-rhinite inflammatoire induite par les anti-TNF chez des patients atteints de maladie de Crohn.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Anti-TNF, Rhinite, Encoche narinaire


Plan


 Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1016/j.annder.2018.09.317.


© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 145 - N° 12S

P. S214-S215 - décembre 2018 Retour au numéro
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