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Facteurs de risque de la forme sporotrichoïde dans la leishmaniose cutanée acrale - 15/01/19

Doi : 10.1016/j.annder.2018.09.475 
S. Miladi , F. Hammami, S. Boudaya, F. Frikha, E. Bahloul, M. Mseddi, A. Masmoudi, M. Amouri, H. Turki
 Dermatologie, CHU Hédi Chaker Sfax, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La leishmaniose cutanée (LC) zoonotique est caractérisée par un polymorphisme clinique. La localisation au niveau des mains et des pieds est fréquente avec risque important de dissémination sporotrichoïde. Le but de notre étude est d’évaluer les facteurs de risque de cette complication.

Matériel et méthodes

Étude rétrospective de tous les cas de LC acrale (mains et pieds) hospitalisés depuis janvier 2001 jusqu’à avril 2018. Les patients étaient répartis en deux groupes : avec (groupe 1 : G1) et sans dissémination lymphatique (groupe 2 : G2).

Résultats

Deux cent quatre cas ont été inclus (35 %) dont 58 présentaient une forme sporotrichoïde (28,4 %). Le délai moyen d’apparition des nodules sporotrichoïdes était de 41jours. Le diagnostic était confirmé par frottis dermique (89 %), PCR (7 %) et histologie (4 %). Le délai moyen de consultation était de 67jours. Une prédominance féminine était notée dans les deux groupes (G1 : 70,7 % ; G2 : 58,2 % ; p=0,098). L’âge moyen des patients était significativement supérieur dans le G1 (47,7 ans) que dans le G2 (41,38 ans) (p=0,007). Les comorbidités (diabète et/ou hypertension) étaient présentes autant dans le G1 que dans le G2. L’origine non endémique était plus fréquente dans le G1 (27,6 %) que dans le G2 (17,8 %). Les lésions étaient uniques (63 %) et siégeaient uniquement au niveau des mains et/ou des pieds (35 %). Les localisations étaient : poignets (12,2 %), dos de la main (21 %), doigts (10,3 %), chevilles (25 %), dos des pieds (20,6 %), orteils (8,4 %) et périunguéal (2,5 %). La forme sporotrichoïde étaient significativement plus fréquente au niveau des membres supérieurs (MS). Les nodules étaient non ulcérés dans tous les cas, disposés linéairement (81 %) et inflammatoires (6,3 %). Une lymphangite et une adénopathie étaient associées dans 8,3 % et 2 % respectivement. La cryothérapie et le Glucantime® intra-lésionnel (GIL) étaient antérieurement utilisés chez respectivement 12,7 % et 37,9 % (G1) versus 2,7 % et 19,9 % (G2) (p=0,008 ; 0,007). Le Glucantime® intramusculaire (GIM) était plus utilisé dans le G1 (88,2 %) que le G2 (66,3 %). Soixante-dix-huit patients étaient perdus de vue. Pour le reste, l’évolution était marquée par une désinfiltration des lésions avec un délai moyen de 27jours (G1) et 31jours (G2). La disparition des nodules sporotrichoïdes était plus retardée (42jours) (Annexe A).

Discussion

La localisation acrale de la LC est fréquente (35 %) dans notre région avec une prédominance féminine. Cette étude souligne la prédominance de la forme sporotrichoïde chez des sujets plus âgés, non immunisés, issus de régions non endémiques. Le traitement par GIL et/ou cryothérapie, la localisation au niveau des MS constituent des facteurs de risque de dissémination lymphatique. Le GIM reste le traitement de choix. La désinfiltration des nodules sporotrichoïdes est plus tardive.

Conclusion

La dissémination lymphatique au cours de la LC acrale est associée à des facteurs bien identifiés dans notre étude.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Leishmaniose cutanée acrale, Sporotrichoïde


Plan


 Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1016/j.annder.2018.09.475.


© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 145 - N° 12S

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