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Prévalence des effets indésirables de l’hydroxychloroquine dans une population dermatologique : étude rétrospective sur 102 patients - 15/01/19

Doi : 10.1016/j.annder.2018.09.572 
P. Tetu 1, , A. Hamelin 1, B. Lebrun-Vignes 2, A. Soria 1, A. Barbaud 1, C. Francès 1, F. Chasset 1
1 Dermatologie et allergologie, hôpital Tenon 
2 Centre régional de pharmacovigilance, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

L’hydroxychloroquine (HCQ) est un antipaludéen de synthèse (APS) largement utilisé en traitement de fond de nombreuses maladies inflammatoires chroniques dermatologiques. En dehors des études concernant la maculopathie, la prévalence des effets indésirables (EI) liés à l’HCQ a été peu étudiée. L’objectif de cette étude était d’étudier la prévalence des EI et celle de l’arrêt de l’HCQ pour EI dans une population issue d’un recrutement dermatologique.

Matériel et méthodes

Cette étude rétrospective a inclus consécutivement tous les patients traités ou ayant reçu de l’HCQ entre janvier 2013 et juin 2014. Les EI étaient déclarés par questionnaire standardisé puis évalués par un interrogatoire et un examen clinique systématique permettant de guider d’éventuelles explorations paracliniques. L’imputabilité médicamenteuse était évaluée par la méthode française de pharmacovigilance. Le critère de jugement principal était la prévalence des EI pour lesquels l’HCQ était imputable, définie par un score d’imputabilité intrinsèque I>2.

Résultats

Cent deux patients ont été inclus dont 93 femmes d’âge médian 44,5 ans (22–90). L’indication de l’HCQ était principalement un lupus cutané (n=70). Cinquante-cinq patients déclaraient au moins un EI. Parmi les 91 EI déclarés, 59 (65 %) étaient imputables avec une prédominance des EI digestifs (n=30) et cutanés (n=21). Les EI étaient responsables d’un arrêt définitif de l’HCQ dans 19 cas (34 %). Parmi eux, le score I de l’HCQ était ≤ 2 dans 8 cas (42 %). Parmi 8 diagnostics de maculopathie, 5 ont été infirmés par une équipe ophtalmologique spécialisée. Les APS pouvaient être poursuivis chez 55 % des patients, soit par réduction de dose (n=13 ; 24 %), arrêt transitoire suivi d’une réintroduction (n=13 ; 24 %) ou changement vers la chloroquine (n=4 ; 7 %).

Discussion

Cette étude montre que les EI de l’HCQ sont fréquents puisque plus d’un patient sur deux a rapporté au moins un EI. Cependant, l’imputabilité de l’HCQ était faible ou nulle dans plus d’un tiers des cas. La gestion de ces EI est un enjeu majeur de la poursuite du traitement au long cours. Il est important de souligner que les APS ont pu être poursuivis chez plus de la moitié des patients présentant un EI soit par réduction de dose, arrêt transitoire ou changement vers la chloroquine. De plus, cette étude souligne l’importance d’adresser les malades dans des centres ophtalmologiques spécialisés pour le diagnostic de maculopathie.

Conclusion

Plus de la moitié des patients ont rapporté des EI sous HCQ et ces derniers ont été responsables d’un arrêt définitif dans un tiers des cas. Une évaluation précise de l’imputabilité et un recours à des équipes spécialisées est nécessaire en particulier pour les EI oculaires car ils n’étaient pas imputables à l’HCQ dans deux tiers des cas.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Hydroxychloroquine, Maculopathie, Toxicité


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Vol 145 - N° 12S

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