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Hémorragies génitales prépubertaires - 31/01/19

[802-A-31]  - Doi : 10.1016/S0246-1064(18)72912-5 
J. Flandrin : Assistante spécialiste de gynécologie médicale, L. Duranteau  : Praticien hospitalier
 Unité de gynécologie adolescente et jeune adulte, Pôle Femme-adolescent-mère-et-enfant (FAME), Hôpital de Bicêtre, Hôpitaux Universitaires Paris Sud, 78, rue du Général-Leclerc, 94275 Kremlin-Bicêtre cedex, France 

Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le vendredi 01 février 2019

Résumé

Une hémorragie génitale chez la fille prépubère est un symptôme qui doit être pris au sérieux, nécessitant un examen clinique général et vulvaire. Il convient d'éliminer en premier lieu des signes en rapport avec une imprégnation hormonale liée à une puberté précoce. Dans le cas où le saignement génital est associé à des signes de puberté précoce, la prise en charge doit cibler la recherche d'une tumeur hypothalamo-hypophysaire ou ovarienne, le plus souvent bénigne, ou exceptionnellement surrénalienne, mais maligne. En l'absence de signe de puberté, l'examen vulvaire doux et minutieux par un clinicien expérimenté permet le diagnostic étiologique des saignements dans la majorité des cas. Le diagnostic le plus fréquent est la vulvite secondaire à un défaut d'hygiène périnéale chez une petite fille débutant dans l'autonomie de la propreté et pour laquelle la prise en charge consiste à renforcer les mesures d'hygiène simples. En cas d'association à des leucorrhées (vulvo-vaginite), les prélèvements mettent en évidence des germes de la sphère respiratoire ou digestive et permettent un traitement antibiotique adapté. Un corps étranger (CE) intravaginal doit être systématiquement recherché dans le cas d'une vulvo-vaginite récidivante. Des sévices sexuels sont suspectés en fonction du contexte, même en l'absence de lésion vulvo-vaginale. Un traumatisme, une dermatose ou un prolapsus de l'urètre sont souvent évidents à l'examen. L'échographie pelvienne est réalisée en cas d'examen normal, de suspicion de tumeur intravaginale ou de bilan d'extension d'une tumeur en l'occurrence vasculaire découverte à l'examen clinique. Elle permet de rechercher une tumeur rare mais grave comme le rhabdomyosarcome. En l'absence de cause retrouvée après un premier bilan et en cas de saignements répétés, une endoscopie vaginale sous anesthésie générale est proposée. Un saignement dont la cause n'est pas déterminée nécessite une surveillance.


Mots-clés : Hémorragie génitale, Vulvite, Vaginite, Corps étranger, Traumatisme vulvaire, Sévices sexuels, Prolapsus de l'urètre, Tumeur, Rhabdomyosarcome


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