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Le syndrome des jambes sans repos et les mouvements périodiques ne sont pas associés à la dysautonomie au cours de la maladie de Parkinson - 16/02/19

Doi : 10.1016/j.msom.2019.01.232 
C. Preterre 1, P. Derkinderen 1, C. Volteau 1, L. Magy 2, A. Peyre 1, S. Le Dily 1, T. Clairembault 3, M. Neunlist 3, Y. Pereon 1, L. Leclair-Visonneau 1,
1 CHU de Nantes, Nantes, France 
2 CHU de Limoges, Limoges, France 
3 Inserm UMR1235, Nantes, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) et les mouvements périodiques des jambes (MPJ) sont deux fois plus fréquents au cours de la maladie de Parkinson (MP) que dans la population générale. Parmi les hypothèses physiopathologiques, l’atteinte du système nerveux autonome pourrait expliquer cette association.

Méthodes

Chez 45 patients parkinsoniens, nous avons recherché l’existence d’une association entre le SJSR, des MPJ et une atteinte de la fonction sudorale et de la sensibilité cutanée explorée par questionnaires, tests fonctionnels (réponse cutanée sympathique, conductance électrochimique, seuil de sensibilité thermique, électromyogramme) et une biopsie cutanée.

Résultats

Parmi les 45 patients, 33 % présentaient un SJSR et l’index de MPJ était augmenté chez 27 % d’entre eux. La durée de la MP, la gravité motrice et cognitive étaient similaires entre les groupes. La douleur, la sensibilité thermique, une sudation anormale, une neuropathie axonale ou une dénervation cutanée n’étaient pas associées au SJSR ou aux MPJ, l’intensité douloureuse était même plus faible en cas de SJSR. Les paramètres subjectifs et objectifs du sommeil différaient peu entre les groupes, en dehors d’un trouble du comportement en sommeil paradoxal plus fréquent chez les parkinsoniens avec SJSR.

Conclusion

Bien que fréquente au cours de la MP, la dysautonomie n’explique pas le SJSR et les MPJ. Nos données suggèrent une physiopathologie du SJSR dans la MP différente de sa forme idiopathique, entraînant des conséquences cliniques moins significatives et résultant en partie de complications des traitements dopaminergiques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 16 - N° 1

P. 26 - mars 2019 Retour au numéro
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