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Prévalence et caractéristiques du syndrome d’apnée du sommeil (SAS) chez 73 patients d’une unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) - 16/02/19

Doi : 10.1016/j.msom.2019.01.025 
V. Verdier 1, K. Sedkaoui 1, , A. Lagarrigue 2, P. Bayle 2, M. Mongiatti 2, M. Lescouzeres 3, A. Didier 1
1 Service de pneumologie, CHU de Toulouse, Toulouse, France 
2 Unité hospitalière sécurisée interrégionale, CHU de Toulouse, Toulouse, France 
3 SADIR Assistance, Toulouse, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

L’Objectif principal de notre étude est d’évaluer la prévalence du SAS et ses caractéristiques dans une population carcérale adressée en consultation du sommeil. L’objectif secondaire est de déterminer l’éventuel impact des addictions (cannabis, tabac, opioïdes…) sur la prévalence du SAS et le caractère obstructif ou central des évènements respiratoires.

Méthodes

Soixante-treize patients adressés en raison d’une suspicion clinique de SAS par des médecins non spécialistes en médecine du sommeil ont bénéficié d’une polygraphie ventilatoire nocturne entre août 2014 et avril 2018.

Résultats

Au total, 73 patients ont été inclus. L’âge moyen est de 52,8±10,8 ans, avec 98,6 % d’hommes et un IMC moyen de 31,4±6,2kg/m2. L’index d’apnée hypopnée (IAH) moyen est de 18,2 évènements par heure. Le SAS défini par un IAH>5/h, est présent chez 49 patients (67,1 % de notre groupe) dont 19 (26 %) SAS léger et 30 (41,1 %) SAS modéré à sévère défini par un IAH>15/h. Parmi ces derniers, on compte 5 SAS centraux (16,7 %). Une addiction (tabac, cannabis, autres) est retrouvée chez 61 patients (83,6 % de notre groupe). Dans ce sous-groupe, 23 patients (37,7 %) présentent un SAS modéré à sévère dont 22 avec un SAS obstructif. 1 SAS central est retrouvé chez 1 patient sous opioïdes.

Conclusion

La prévalence du SAS dans notre groupe est élevée (67,1 %) avec une prédominance du SAS obstructif (83,3 %). On note également une prévalence importante d’addictions soit 83,6 % des patients. Au vu de ces résultats et devant une suspicion clinique de SAS, un dépistage des troubles respiratoires du sommeil dans cette population serait souhaitable.

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Vol 16 - N° 1

P. 29 - mars 2019 Retour au numéro
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