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Bloqueurs du système rénine-angiotensine, quelles sont les preuves ? - 10/03/19

Doi : 10.1016/j.jdmv.2018.12.045 
E.-M. Cordeanu , D. Stephan
 Service hypertension, maladies vasculaires et pharmacologie clinique, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) est une pathologie fréquente touchant plus de 200 millions de personnes dans le monde, dont 20 % des individus âgés de plus de 60 ans. Compte tenu de la nature « polyvasculaire » de l’atteinte athérosclérotique, l’AOMI reconnaît les mêmes facteurs de risque que la cardiomyopathie ischémique (CMI). Cependant, deux caractéristiques distinguent ces deux populations et ceci, en dépit des progrès en matière de prévention cardiovasculaire secondaire :

– le pronostic cardiovasculaire global défavorable, persistant dans le temps ;

– le traitement cardio-protecteur insuffisant.

La sous-utilisation des traitements à visée cardio-protectrice a été observée pour chacune des classes médicamenteuses recommandées (antiagrégants, statines, bloqueurs du système rénine-angiotensine), étant plus marquée pour les bloqueurs du système rénine-angiotensine (IEC/ARAII). Seuls 28 % des patients artériopathes au stade d’ischémie d’effort (versus 81 % des coronariens) bénéficient d’une prescription d’IEC/ARAII alors que 65 % d’entre eux sont hypertendus. Parmi les patients revascularisés chirurgicalement, 57 % reçoivent un IEC/ARAII à la sortie d’hospitalisation.

Un traitement médical insuffisant expose cette population à un sur-risque cardiovasculaire persistant et, par conséquence, à une incidence élevée des complications majeures (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, décès). Néanmoins, les méta-analyses récentes, n’ont pas réussi à démontrer une réduction significative du risque de complications cardiovasculaires majeures par l’adjonction d’un IEC/ARAII. Ces résultats, basés exclusivement sur des études de sous-groupe sont à interpréter avec prudence. De plus, une tendance à mieux traiter les patients porteurs d’une charge athéromateuse plus élevée, soit les plus à risque de complication, pourrait contribuer à l’absence d’effet observé.

De manière générale, l’insuffisance du traitement médical chez les patients artériopathes témoigne d’une sous-estimation de la gravité de la maladie et de son pronostic et d’un niveau de preuve scientifique moins robuste comparé à la CMI. Ainsi, l’absence d’amélioration au cours des dernières décennies du pronostic des artériopathes, contrairement aux patients coronaropathes, indique la nécessité d’accorder une attention toute particulière au traitement vasculo-protecteur et aux mesures préventives non-médicamenteuses à implémenter dans cette population.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Bloqueur du système rénine-angiotensine, Artériopathie oblitérante des membres inférieurs


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Vol 44 - N° 2

P. 113-114 - mars 2019 Retour au numéro
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