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Utilisation des AOD dans les situations « hors AMM » : où en est-on ? Thrombose digestive - 10/03/19

Doi : 10.1016/j.jdmv.2018.12.058 
P.-E. Rautou 1, 2, 3,
1 Service d’hépatologie, centre de référence des maladies vasculaires du foie, DHU unity, Pôle des maladies de l’appareil digestif, hôpital Beaujon, AP–HP, Clichy, France 
2 INSERM, UMR-970, Paris cardiovascular research center–PARCC, Paris, France 
3 Université Denis Diderot-Paris 7, Sorbonne Paris Cité, 75018, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Le traitement anticoagulant fait partie des options possibles chez certains malades atteints de maladies vasculaires du foie. La question des AOD se pose donc chez ces malades. Il y a trois grands types de maladies vasculaires du foie. Le syndrome de Budd–Chiari est défini comme un obstacle au retour veineux hépatique. Il s’agit généralement de thromboses situées dans les veines hépatiques ou à la portion terminale de la veine cave inférieure, au-dessus des veines hépatiques. Étant donné la sévérité potentielle d’une récidive de thrombose des veines hépatiques et la grande fréquence des états pro-thrombotiques chez ces malades, une anticoagulation au long cours est systématique en cas de syndrome de Budd–Chiari. Il s’agit, au diagnostic, d’HBPM, relayés par des anti-vitamines K. Il y a très peu de données sur les AOD dans ce contexte. Ces malades pouvant avoir une dysfonction hépatique, les AOD ne sont pour l’instant pas recommandés chez ces malades. La thrombose porte est dite primitive lorsqu’elle survient chez un individu sans cirrhose. Si elle est récente, une anticoagulation systématique est administrée durant 6 à 12 mois. Les quelques données sur les AOD sont rassurantes et ces malades n’ont pas de dysfonction hépatique, mais plus de résultats sont nécessaires pour recommander leur utilisation en pratique chez tous les malades. Chez les malades avec thrombose porte chronique (aussi appelé cavernome porte), un PHRC français teste actuellement Rivaroxaban vs placebo (PHRC RIPORT). Les inclusions sont finies et les résultats devraient être disponibles en 2021. Il y aura donc des résultats solides pour proposer ou non un AOD chez ces malades. La thrombose porte chez les malades atteints de cirrhose est fréquente. Le traitement anticoagulant n’est pas systématique et est réservé aux malades chez lesquels il n’y a pas de contre-indication définitive à la transplantation hépatique ou qui ont une atteinte de la veine mésentérique supérieure. Les AOD ne sont pas contre-indiqués chez les malades atteints de cirrhose Child–Pugh A, même s’il y a peu de données. En revanche, en cas de dysfonction hépatique (Child B ou B), la prudence s’impose et les AOD sont à éviter.

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Mots clés : Budd–Chiari, Thrombose porte


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Vol 44 - N° 2

P. 117-118 - mars 2019 Retour au numéro
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  • Utilisation des AOD dans les situations « hors AMM » : où en est-on dans la thrombose veineuse cérébrale ?
  • A. Triquenot Bagan
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  • G. Pernod

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