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Utilisation des AOD dans les situations « hors AMM »: où en est-on ? Interactions médicamenteuses : patient polymédicamenté ou sous chimiothérapie - 10/03/19

Doi : 10.1016/j.jdmv.2018.12.061 
A. Lillo-Le Louët
 Pharmacovigilance, hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France 

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Résumé

On peut considérer que l’utilisation des anticoagulants oraux directs, en association avec certains médicaments, dont des chimiothérapies anticancéreuses puisse faire partie de situations « hors AMM » stricto sensu, car on ne dispose pas systématiquement de données cliniques pertinentes, donc de recommandations issues de l’AMM. Pour rappel, une interaction médicamenteuse peut survenir à partir de l’association de deux médicaments ou plus, cette association conduisant à une modification de l’effet d’un des médicaments. Les conséquences d’une interaction peuvent être diverses, avec effet thérapeutique augmenté, effet thérapeutique diminué, voire survenue d’effets indésirables. Ce ne sont que les interactions qui conduisent à des modifications cliniquement significatives de l’efficacité ou à des effets indésirables qui présentent un intérêt pour les cliniciens et prescripteurs. Enfin, toutes les interactions ne sont pas délétères, et sont utilisées en pratique clinique, comme l’association IEC et diurétiques, Sulfamethoxazole et Trimethoprim, ou Lopinavir et Ritonavir. Les anticoagulants oraux directs ont été une avancée thérapeutique majeure, et sont en passe de devenir, en France, les plus utilisés devant les AVK. Ils sont prescrits au long cours, à des patients âgés, polymédiqués, qui vont présenter de nouvelles pathologies pour lesquelles ils vont recevoir de nouveaux traitements, ce qui illustre parfaitement la problématique des limites des essais cliniques et de nos connaissances sur la sécurité d’emploi des médicaments. D’après leur profil pharmacologique, des interactions médicamenteuses sont attendues, mais toutes les associations médicamenteuses n’ayant pas été étudiées, des questions subsistent. Et la prise en charge du cancer, avec en particulier la mise à disposition de nouveaux traitements, illustre parfaitement cette problématique. En cas d’initiation d’un AOD chez un patient pris en charge pour un cancer, en plus du contexte spécifique lié au patient, il apparait nécessaire de faire une évaluation spécifique en plusieurs étapes prenant en compte, 1/les données sur la pharmacocinétique des médicaments, 2/les informations cliniques issues des bases de données disponibles (bibliographiques et de pharmacovigilance), afin de proposer une prise en charge adaptée au cas par cas. Du fait de la multiplicité quasi infinie des combinaisons de traitement possibles, cette démarche sera illustrée par des exemples, mettant en avant l’organisation pluridisciplinaire de cette prise en charge que nous proposons et qui regroupe spécifiquement les oncologues, les spécialistes de médecine vasculaire et les pharmacologues.

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Mots clés : Anticoagulants oraux, Interactions médicamenteuses


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Vol 44 - N° 2

P. 118-119 - mars 2019 Retour au numéro
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