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Enquête nationale observationnelle des pratiques chez les médecins vasculaires dans une situation d’indication à une co-prescription d’un traitement antiagrégant plaquettaire et d’une anticoagulation curative dans le cadre de la maladie thrombo-embolique veineuse - 10/03/19

Doi : 10.1016/j.jdmv.2018.12.099 
A. Fayol , D. Lanelle, C. Hoffmann, G. Mahé, I. Mahé
 Pharmacologie clinique, Hôpital Européen Georges-Pompidou, 75015 Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le traitement de la maladie veineuse thromboembolique (MTEV) repose sur l’anticoagulation à dose curative. Par ailleurs, le nombre de patients sous antiagrégants plaquettaires ne cesse d’augmenter. Le risque hémorragique associé à la co-prescription d’anticoagulant et d’antiagrégant plaquettaire chez les patients atteints de fibrillation atriale (FA), est multiplié par un facteur variant de 1,50 à 2,3. Peu de données sont disponibles chez les patients atteints de MTEV.

Objectif

L’objectif était d’évaluer chez les médecins vasculaires la gestion du traitement des patients relevant d’une prescription d’anticoagulant et d’antiagrégant plaquettaire lors de la prise en charge initiale de la MTEV et à 6 mois.

Méthodes

Nous avons réalisé une enquête de pratiques chez les médecins vasculaires en France entre Septembre 2017 et Décembre 2017 grâce à un questionnaire en ligne distribué par mail par la Société Française de Médecine Vasculaire, qui contenait 4 situations fictives et des questions isolées.

Sur les 778 ayant reçu le mail, nous avons obtenu 179 questionnaires valides, soit un taux de réponse de 23 %.

Résultats

Cent soixante-quatorze participants (97,2 %) estimaient qu’il existe un sur-risque lors de la co-prescription d’un antiagrégant plaquettaire et d’un anticoagulant.

En moyenne, 63 % des médecins arrêtaient le traitement antiagrégant plaquettaire à l’initiation d’une anticoagulation et 36 % le maintenaient.

Quatre stratégies thérapeutiques se dégageaient : 31,4 % des médecins arrêtaient le traitement antiagrégant plaquettaire, et prescrivaient une anticoagulation curative à l’initiation et à 6 mois, 32 % associaient une anticoagulation à dose réduite et un antiagrégant plaquettaire à 6 mois (indépendamment de leur choix initial de traitement), 16,5 % prescrivaient uniquement un traitement anticoagulant pleine dose à l’initiation puis à dose réduite à 6 mois, enfin 11,2 % associaient un traitement antiagrégant et anticoagulant pleine dose à l’initiation et à 6 mois.

Conclusion

L’appréciation variable du rapport bénéfice/risque du traitement antiagrégant plaquettaire dans cette situation conduit les médecins vasculaires à adopter des stratégies thérapeutiques différentes chez un patient relevant d’une antiagrégation plaquettaire et d’un traitement anticoagulant à l’initiation et à 6 mois.

Devant le peu de données dans la littérature, il est nécessaire de réaliser des essais prospectifs randomisés afin de comparer ces stratégies thérapeutiques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Anticoagulation, Antiagrégation plaquettaire


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Vol 44 - N° 2

P. 135 - mars 2019 Retour au numéro
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