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Prise en charge et dépistage de l’obésité infantile : pratiques et attentes des médecins généralistes et des pédiatres libéraux du Limousin - 16/03/19

Doi : 10.1016/j.nupar.2019.01.368 
H. Guibert 1, A. Lienhardt-Roussie 2, P. Fayemendy 3, 4, 5, B. Morin 5, A. Voisin 2, H. Thibault 6, 7, 8, J.C. Desport 1, 3, 4, 5, P. Jésus 1, 3, 4, 5,
1 Centre Spécialisé de l’Obésité du Limousin 
2 Service de Pédiatrie, CHU de Limoges 
3 Institut de Neuroépidémiologie et Neurologie Tropicale, CNRS FR 3503 GEIST, Université de Limoges 
4 Inserm UMR 1094, Neuroépidémiologie Tropicale, Faculté de Médecine de Limoges 
5 Unité de Nutrition, CHU de Limoges, Limoges 
6 Réseau de Prévention et de Prise en charge de l’Obésité Pédiatrique 
7 Service de Pédiatrie 
8 Centre Spécialisé de l’Obésité de l’Aquitaine Nord, CHU de Bordeaux, Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Discipline

Épidémiologie.

Introduction et but de l’étude

L’obésité chez l’enfant est un problème de santé publique (3,5 à 4 % en France). Devant les difficultés rencontrées par les professionnels de santé, les réseaux de prévention et de prise en charge de l’obésité pédiatrique (RéPPOP)sont d’une aide importante. Le but de notre travail était de comprendre et d’évaluer les besoins et pratiques des médecins généralistes (MG) et des pédiatres libéraux du Limousin.

Matériel et méthodes

Un questionnaire avec les données sociodémographiques des médecins, leurs pratiques concernant le dépistage et la prise en charge (PEC) de l’obésité pédiatrique, ainsi que leurs difficultés et suggestions d’amélioration, a été envoyé par courrier à tous les MG (n=777) et pédiatres Libéraux (n=18) du Limousin en avril 2016. Un rappel par voie postale a aussi été réalisé. L’analyse statistique comprenait les tests t de Student, d’ANOVA et du Chi2.

Résultats et analyse statistique

Au total, 238 questionnaires ont été inclus dans l’analyse (230 pour les MG et 8 pour les pédiatres). Les MG déclaraient avoir 23,2±18,1 % d’enfants de moins de 16 ans dans leur patientèle. Les MG déclaraient avoir en moyenne dans leur patientèle 3,5 %±4,8 % d’enfants obèses alors que les Pédiatres libéraux déclaraient en avoir 4,7 %±3,7 %. Vingt-deux % des MG déclaraient avoir suivi une formation complémentaire sur la thématique de l’obésité chez l’enfant dans les 5 dernières années. Les MG calculaient systématiquement l’indice de masse corporelle dans 39,3 % des cas, le reportaient sur les courbes de corpulence dans 31,8 % des cas et traçaient les courbes dans 26,6 % des cas. Les Médecins formés à l’obésité réalisaient ces 3 étapes de façon significativement différente des Médecins non formés (p=0,005, p=0,03, p=0,05, respectivement). Les principales difficultés étaient la motivation des familles (80,7 %), les difficultés socio-économiques (51,2 %) et les échecs fréquents (45,6 %). Les suggestions d’aide étaient le remboursement des consultations diététiques (63,0 %), la création d’un RéPPOP (53,5 %) et une demande de formation (29,1 %). Les médecins étaient peu satisfaits de leur PEC avec une note sur 10 de 3,9±1,6 pour les MG et de 5,1±1,9 pour les pédiatres. Trente MG (13 %) étaient intéressés par une formation réalisée en Limousin par le RéPOPP Aquitaine.

Conclusion

Bien que non exhaustive, notre enquête a permis de faire la mise au point sur les pratiques, difficultés et attentes des MG et Pédiatres du Limousin face à l’obésité infantile. À la suite de cette enquête une formation a été réalisé par le RéPOPP Aquitaine aux MG du Limousin.

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Vol 33 - N° 1

P. 78 - mars 2019 Retour au numéro
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