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Atrophie cérébelleuse révélant une association entre la thyroïdite d’Hashimoto et le syndrome de Gougerot–Sjogren - 27/03/19

Doi : 10.1016/j.neurol.2019.01.338 
Sara Haiat , M. Yahyaoui, A. Benomar, W. Regragui, H. Ait Ben Haddou
 Neurologie, hôpital des spécialités, Rabat, Maroc 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’association de la thyroïdite d’Hashimoto (TH) au syndrome de Gougerot–Sjogren (SGS) est rarement rapportée, elle est exceptionnellement révélée par un syndrome cérébelleux progressif secondaire à une atrophie cérébelleuse.

Observation

Nous rapportons le cas d’une patiente de 61 ans, ayant comme antécédent une dépression depuis 2 ans et une sécheresse oculaire, admise en neurologie pour la prise en charge des troubles de l’équilibre d’installation progressive évoluant depuis 2 ans. L’examen clinique avait objectivé un syndrome cérébelleux stato-kinétique. L’IRM cérébrale a mis en évidence une atrophie cérébelleuse. Le bilan biologique a révélé des anticorps anti-thyroperoxydase (TPO) positifs à 370UI/mL, avec T3, T4 et TSH normal. La biopsie des glandes salivaires était en faveur d’une sialadénite lymphocytaire grade 4, et le test de Schirmer était positif. Le reste du bilan (NFS, VS, Ionogramme, anticorps anti-nucléaire anti-SSA et anti-SSB) était sans anomalie. Le diagnostic d’encéphalite d’Hashimoto (EH), qui s’est manifesté par une atrophie cérébelleuse, associé à un SGS de découverte fortuite a été retenu.

Discussion

L’atrophie cérébelleuse est retrouvée dans 25 % des EH, alors qu’elle est exceptionnelle dans le SGJ puisqu’elle ne présente que 6 % de l’ensemble des atteintes centrales. L’association TH et SGJ est rare, elle peut être expliquée par la présence de quelques similitudes structurales entre la thyroïde et les glandes salivaires y compris les infiltrations lymphocytaires en cas de ces deux pathologies.

Conclusion

Devant toute atrophie cérébelleuse il faut rechercher un SGS, car il peut en être la cause directe ou être associée à une EH, ce qui impose une surveillance régulière de ses complications.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Atrophie cérébelleuse, Syndrome de Gougerot–Sjogren (SGS), Thyroïdite d’Hashimoto (TH)


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Vol 175 - N° S1

P. S128 - avril 2019 Retour au numéro
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