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Encéphalopathie de Hashimoto : à propos de deux cas - 27/03/19

Doi : 10.1016/j.neurol.2019.01.379 
Aouatef Tabet 1, Yasser Mecheri 1, , Houda Semra 1, Souad Dinar 2, Assia Boulefkhad 1, Yamina Sifi 1, Abdelmadjid Hamri 1
1 Neurologie, CHU Dr Benbadis, Constantine, Algérie 
2 Neurologie, CHU Ibn Badis, Constantine, Algérie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Encéphalopathie d’Hashimoto (EH) est une affection rare dont l’étiopathogénie est inconnue, elle est évoquée devant l’association d’un tableau d’encéphalopathie et l’élévation des anticorps antithyroïdiens.

Observation

Nous rapportons deux cas d’EH révélés par un syndrome confusionnel et un tremblement. 1er cas : Une femme âgée de 76 ans, hypertendue suivie pour une thyroïdite d’Hashimoto qui a présenté une désorientation temporo-spatiale et une agitation, l’examen a trouvé un syndrome confusionnel, un syndrome frontal, un syndrome dépressif. Le bilan thyroïdien était perturbé et les anticorps antithyroperoxydase (TPO), antithyroglobuline (TG) et antirécepteur de la TSH étaient très élevés. 2e cas : une femme âgée de 47 ans aux antécédents d’un traumatisme crânien qui a présenté des troubles mnésiques d’amélioration spontanée, 2 mois après la malade a présenté un tremblement du chef, à l’examen elle avait un syndrome frontal, un syndrome pyramidal, un syndrome cérébélleux et un syndrome cordonal postérieur. Le bilan thyroïdien était correct et les anti-TPO élevés avec des anti-TG normaux.

Discussion

Le diagnostic est retenu devant la présence d’un tableau clinique cognitif et psychiatrique associé à des anticorps antithyroïdiens très élevés et après avoir éliminé les autres causes métaboliques, infectieuses, carentielles et paranéoplasiques. L’évolution est souvent favorable après corticothérapie, en revanche chez la première patiente l’amélioration était partielle.

Conclusion

Le diagnostic de l’EH reste un diagnostic d’élimination en absence de critères consensuels. Cependant c’est une affection curable d’où l’intérêt de la suspecter devant tout tableau neuropsychiatrique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Hashimoto, Encéphalopathie, Thyroidite


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Vol 175 - N° S1

P. S145 - avril 2019 Retour au numéro
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