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Troubles du métabolisme lipidique et glucidique au cours de la SLA - 27/03/19

Doi : 10.1016/j.neurol.2019.01.013 
Pierre-François Pradat
 Paris 

Résumé

Un faisceau d’arguments suggère que le métabolisme énergétique est dérégulé chez les patients et dans les modèles animaux de SLA. Les patients atteints de SLA développent souvent une résistance à l’insuline au cours de l’évolution de la maladie. Le tissu musculaire étant le principal site de consommation et de stockage du glucose, le développement d’une résistance à l’insuline au cours de la SLA est considéré comme une conséquence de l’atrophie musculaire, bien que les preuves moléculaires fassent encore défaut. De plus, il a été suggéré que la dérégulation du métabolisme des glucides pourrait contribuer à la pathogenèse de la SLA. Les patients SLA atteints de diabète présentent un retard dans l’apparition des symptômes moteurs jusqu’à 4 ans. Dans une étude, le diabète de type II était associé à une diminution du risque de SLA (odds ratio 0,79, intervalle de confiance à 95 % : 0,68–0,91), tandis que le diabète de type I était associé à un risque accru (odds ratio 5,38, intervalle de confiance à 95 % : 1,87–15,51). Ces données suggèrent qu’un effet protecteur potentiel est limité au diabète de type II. De grandes études longitudinales sont nécessaires pour déterminer si la résistance à l’insuline (caractéristique du diabète de type II) a un effet protecteur contre la SLA ou si l’effet protecteur est secondaire à des facteurs environnementaux et/ou génétiques qui contribuent au développement du diabète de type II. Les anomalies du métabolisme des lipides sont rapportées par de nombreuses études. La majorité des patients atteints de SLA présentent une hypolipidémie. Il convient de noter que l’hypolipidémie est également présente chez les souris SOD1 mutantes et précède l’apparition clinique. L’élévation des taux de cholestérol sérique et d’apolipoprotéine E prolonge la survie et retarde la progression de la maladie chez les patients atteints de SLA dans la plupart des études mais pas dans toutes. En conclusion, des anomalies du métabolisme glucidique et lipides sont présentes dans la SLA et semblent corrélées à la susceptibilité et à la progression de la maladie. Leur rôle dans la pathogénèse de la maladie reste à élucider.

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Vol 175 - N° S1

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