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Curiethérapie : quand les indications dépassent l’offre de soins - 12/05/19

Brachytherapy: When needs overtake care offer

Doi : 10.1016/j.bulcan.2019.03.017 
Sophie Espenel 1, 2, Elaine Limkin 2, Max-Adrien Garcia 3, Julien Langrand-Escure 1, Alexis Vallard 1, Cyrus Chargari 2, Nicolas Magné 1,
1 Institut de cancérologie Lucien-Neuwirth, département de radiothérapie, 108 bis, avenue Albert-Raimond, BP 60008, 42271 Saint-Priest-en-Jarez cedex, France 
2 Institut Gustave-Roussy, département de radiothérapie, 114, rue Edouard-Vaillant, 94800 Villejuif, France 
3 Institut de cancérologie Lucien-Neuwirth, département de santé publique, 108 bis, avenue Albert-Raimond, BP 60008, 42271 Saint-Priest-en-Jarez cedex, France 

Nicolas Magné, Institut de cancérologie Lucien-Neuwirth, département de radiothérapie, 108 bis, avenue Albert-Raimond, BP 60008, 42271 Saint-Priest-en-Jarez cedex, France.Institut de cancérologie Lucien-Neuwirth, département de radiothérapie108 bis, avenue Albert-Raimond, BP 60008Saint-Priest-en-Jarez cedex42271France
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le dimanche 12 mai 2019
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

En permettant de délivrer des doses élevées de façon très conformationnelle, la curiethérapie demeure l’une des techniques de radiothérapie offrant l’index thérapeutique le plus intéressant. Pourtant, un déclin de son utilisation est décrit. Seulement 55 à 88 % des patientes présentant un cancer localement avancé du col de l’utérus bénéficieraient d’une curiethérapie utéro-vaginale, bien qu’elle apporte un bénéfice en termes de survie sans progression et de survie globale. Un déclin de l’usage de la curiethérapie exclusive à bas débit de dose est également décrit dans le cadre des cancers de la prostate de faible risque ou de risque intermédiaire favorable. Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce défaut d’usage. Le nombre d’oncologues-radiothérapeutes maîtrisant les techniques de curiethérapie semble insuffisant, au regard des besoins. L’expertise des praticiens nécessite un nombre important d’applications, pouvant être supérieur au recrutement de certains centres. Ainsi, la formation initiale, puis la formation continue des praticiens à cette technique ne peuvent être garanties dans l’ensemble des établissements. Le développement de techniques modernes de radiothérapie externe semblerait avoir accéléré ce désintérêt pour la curiethérapie, en offrant un substitut dont la mise en place est plus simple, et les retombées plus lucratives. Pourtant, l’incidence croissante des indications de curiethérapie, leurs niveaux de preuve et leurs rapports bénéfice-risque grandissants, imposent d’affronter les défis de formation aux techniques de curiethérapie et d’organisation de son offre sur le territoire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Brachytherapy has the unique characteristic of being able to deliver high doses to a very localized volume, and remains one of the radiotherapy techniques that has an unparalleled therapeutic index. However, its use has been declining in the past years. Globally, only 55 to 88 % of patients with locally advanced cervical cancer benefit from utero-vaginal brachytherapy, despite the fact that it is proven to enhance both progression-free and overall survival. A decline in the use of low dose rate brachytherapy has likewise been described in the treatment of low-risk and favorable intermediate-risk prostate cancers. Several factors could explain this. First, the radiation oncologists who have the proficiency to perform brachytherapy seems to be inadequate, as it is a technique that requires training and expertise for optimal applications. In many cancer care centers, the caseload is insufficient to provide this experience. Second, the increasing use of technically advanced external beam radiation therapy, such as intensity modulated radiation therapy, offers an easier substitute with more lucrative benefits, resulting in decreased utilization of brachytherapy. However, when brachytherapy is not delivered, a poorer survival rate is reported in locally advanced cervical cancer, and is suggested in intermediate and high-risk prostate cancer. The increasing level of evidence of treatment with brachytherapy necessitates an improvement in its accessibility by having more radiation oncologists as well as cancer centers equipped to perform the procedure.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Curiethérapie, Cancer du col de l’utérus, Cancer de la prostate, Formation

Keywords : Brachytherapy, Cervical cancer, Prostate cancer, Training


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