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Les infections génitales hautes : diagnostic microbiologique. RPC infections génitales hautes CNGOF et SPILF - 05/06/19

Pelvic inflammatory diseases: Microbiologic diagnosis – CNGOF and SPILF Pelvic Inflammatory Diseases Guidelines

Doi : 10.1016/j.gofs.2019.03.007 
C. Cazanave a, , b, c , B. de Barbeyrac b, c, d
a Service des maladies infectieuses et tropicales, groupe hospitalier Pellegrin, CHU de Bordeaux, 33000 Bordeaux, France 
b Infections humaines à mycoplasmes et chlamydiae, USC EA 3671, Institut national de la recherche agronomique, université Bordeaux, 33000 Bordeaux, France 
c Centre national de référence des infections sexuellement transmissibles bactériennes, CHU de Bordeaux, 33000 Bordeaux, France 
d Laboratoire de bactériologie, groupe hospitalier Pellegrin, CHU de Bordeaux, 33000 Bordeaux, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Objectif

Déterminer les agents infectieux potentiellement à l’origine d’infections génitales hautes (IGH) et les différentes méthodes du diagnostic microbiologique de ces infections.

Méthode

Recherche bibliographique en langue anglaise et française à l’aide des bases de données informatiques Medline et de la Cochrane Library entre 1980 et 2018 et des recommandations des sociétés savantes.

Résultats

Les IGH ont des étiologies microbiennes variées. Le rôle pathogène des principaux agents d’infections sexuellement transmissibles (IST), Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae et Mycoplasma genitalium est démontré (NP1). C. trachomatis est la bactérie le plus souvent observée dans les IGH (NP1), ce d’autant que les femmes ont moins de 30 ans. Les IGH surviennent aussi lors de situations diminuant l’efficacité du verrou microbiologique du col, comme la vaginose bactérienne, permettant l’ascension des bactéries vaginales, telles que Escherichia coli, Streptococcus agalactiae et anaérobies, vers la cavité utérine. Néanmoins, la participation des diverses bactéries du microbiote vaginal, en particulier des anaérobies, et le caractère polymicrobien des IGH sont toujours très diversement appréciés. En cas d’IGH non compliquée, pour obtenir un diagnostic microbiologique, il est recommandé de pratiquer un prélèvement endocervical lors de l’examen gynécologique sous spéculum (grade B). Un premier écouvillon permet de réaliser un frottis sur lame pour un examen direct. Un second écouvillon, dans un milieu de transport adapté, est réalisé pour une culture standard avec recherche de gonocoque et des bactéries opportunistes d’origine vaginale, avec antibiogramme. Un troisième écouvillon, dans un milieu de transport adapté, permet la recherche de N. gonorrhoeae, C. trachomatis, et si possible M. genitalium (hors nomenclature actuellement) par les techniques d’amplification des acides nucléiques (TAAN), (NP1). Il est possible de n’utiliser qu’un seul écouvillon déchargé dans un milieu de transport adapté permettant la survie des bactéries. Lorsque le diagnostic d’IGH est évoqué cliniquement, un TAAN positif pour l’une ou plusieurs des trois bactéries associées aux IST sur les prélèvements génitaux réalisés par voie basse supporte le diagnostic d’IGH (NP1). En revanche, un test de biologie moléculaire négatif ne permet pas d’exclure les agents d’IST du diagnostic d’IGH (NP1). Dans les situations où la pose d’un spéculum n’est pas possible, le prélèvement vaginal sera réalisé par défaut. En cas d’IGH compliquée, les prélèvements tubopéritonéaux peuvent être réalisés soit radiologiquement, soit chirurgicalement. Comme ces sites sont stériles, toute bactérie présente sera considérée comme pathogène (NP2). La sérologie C. trachomatis n’a pas d’intérêt sur le plan diagnostique en première intention et ne permet pas de surveiller l’évolution de la maladie (NP1).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Objectives

To determine the microorganisms potentially involved in pelvic inflammatory diseases (PIDs) and the different diagnostic methods of PID.

Methods

PubMed and International Guidelines search.

Results

PIDs have various microbial causes. The pathogenic role of the main agents of sexually transmitted infections (STIs), Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae and Mycoplasma genitalium is well demonstrated (NP1). C. trachomatis is the most commonly described bacterium in PID (NP1), especially in women under 30 years old. PIDs also occur in situations that decrease the effectiveness of the cervix microbiological lock, such as bacterial vaginosis, allowing facultative vaginal bacteria such as Escherichia coli, Streptococcus agalactiae and anaerobes to ascend to the uterine cavity. Nevertheless, participation of the diverse bacteria of the vaginal microbiota, in particular anaerobes, and the polymicrobial character of PIDs are still differently appreciated. In the case of uncomplicated PID, to obtain a microbiological diagnosis, endocervical sampling is recommended during gynecological examination under speculum (grade B). A first swab allows for a smear on a slide for direct examination (Gram, MGG). A second swab, in an adapted transport medium, is useful for standard culture with N. gonorrhoeae and facultative vaginal flora bacteria cultures, with antibiotic susceptibility testing. A third swab, in an appropriate transport medium, allows for the search for N. gonorrhoeae, C. trachomatis, and if possible M. genitalium by nucleic acid amplification techniques (NAATs), (NP1). It is possible to only use one swab in a transport medium suitable for (i) survival of bacteria and (ii) NAATs. When the diagnosis of PID is clinically compatible, a positive NAAT for one or more of the three STI-associated bacteria on a genital sample supports the PID diagnosis (NP1). On the other hand, a negative NAAT does not allow the exclusion of an STI agent for PID diagnosis (NP1). In situations where speculum use is not possible, vaginal sampling will be performed by default. In case of complicated IGH, tuboperitoneal samples can be performed either radiologically or surgically. Since these sites are sterile, any bacteria present will be considered pathogenic (NP2). C. trachomatis serology is not interesting as a first line diagnostic tool for PID diagnosis and is not useful for monitoring the evolution of PID (NP1).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Infection génitale haute, Infection sexuellement transmissible, Bactérie vaginale pathogène opportuniste, Prélèvement endocervical, Technique d’amplification des acides nucléiques

Keywords : Pelvic inflammatory disease, Sexually transmitted infection, Facultative vaginal flora bacteria, Endocervical sample, Nucleic acid amplification test


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Vol 47 - N° 5

P. 409-417 - mai 2019 Retour au numéro
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