Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Candidose cérébrale à révélation hémorragique : à propos d’un cas - 07/06/19

Doi : 10.1016/j.neuchi.2019.03.072 
S. Zidani , H. Khechfoud, K. Izirouel, I. Takbou, S. Tliba
 Béjaia, Algérie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les mycoses du système nerveux central (SNC) semblent de plus en plus fréquentes, même si les données épidémiologiques sont peu précises. Ceci est lié à l’amélioration de nos connaissances et des moyens diagnostiques de ces affections mais aussi à la multiplication des actes thérapeutiques ou diagnostiques, comme les cathétérismes. La physiopathologie exacte de l’atteinte du système nerveux central par le candida demeure inconnue. L’hypothèse la plus couramment retenue est celle d’une dissémination hématogène à partir de sites périphériques variés.

Observation

Nous rapportons un cas d’une candidose cérébrale, révélé par un syndrome d’hémorragie cérébroméningée chez un enfant de 11 ans, aux antécédents de valvulopathie opéré à deux reprises. À l’admission enfant comateux, l’imagerie retrouve un volumineux hématome intraprenchymateux opéré en urgence. En per-opératoire une formation bien organisée avec une capsule bien identifiée constatée après évacuation de l’hématome. Étude anatomopathologie révèle un aspect de spores et filaments évoquant une candidose.

Discussion

Le premier cas de candidose cérébrale a été rapporté par Heller en 1895. L’atteinte vasculaire dans les candidoses disséminées est rare, mais peut être responsable d’un infarctus cérébral, d’une nécrose hémorragique et d’anévrisme mycotique. Outre la prise en charge de l’hypertension intracrânienne et des troubles neurologiques, la chirurgie conserve une place importante dans la thérapie des infections fongiques cérébrales, permettant une certitude histologique. La mortalité est élevée en raison des délais diagnostiques et thérapeutiques fréquents et de la gravité de ces infections chez les patients affaiblis.

Conclusion

Le traitement chirurgical contribue au diagnostic des lésions expansives et doit être complété par un traitement antifongique La prise en charge thérapeutique repose sur des recommandations de faible grade qui ne précisent pas la durée de traitement et n’intègrent pas les nouvelles molécules disponibles.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2019  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 65 - N° 2-3

P. 128 - avril 2019 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Maladie de Rosaï–Dorfman mimant un méningiome : à propos d’un cas
  • G. Gader, M. Badri, M. Zouaghi, M. Rkhami, K. Bahri, I. Zammel
| Article suivant Article suivant
  • Adénome hypophysaire mixte à GH et à Prolactine : à propos d’1 cas
  • A. Elmamoune, S.M. Salihy

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

Déjà abonné à cette revue ?

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.