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Le syndrome des ovaires polykystiques n’altère pas les taux de blastulation ni les taux cumulés de naissances vivantes - 09/08/19

Polycystic ovary syndrome does not affect blastulation nor cumulative live birth rates

Doi : 10.1016/j.gofs.2019.07.007 
L. Delaroche a, , C. Dupont b, P. Oger c, F.-X. Aubriot c, F. Lamazou c, C. Yazbeck c
a Laboratoire Eylau-Unilabs, 55–57, rue Saint-Didier, 75116 Paris, France 
b Inserm équipe lipodystrophies génétiques et acquises, service de biologie de la reproduction-CECOS, Saint-Antoine Research center, hôpital Tenon, Sorbonne université, AP–HP, 75020 Paris, France 
c Centre d’AMP de la clinique Pierre-Cherest, 5, rue Pierre-Cherest, 92200 Neuilly-sur-Seine, France 

Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le vendredi 09 août 2019

Résumé

Objectifs

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) peut compliquer l’assistance médicale à la procréation (AMP) à cause d’une qualité ovocytaire probablement altérée du fait de modifications de facteurs intra- et extra-ovariens. Notre objectif était d’étudier la culture longue chez les patientes atteintes de SOPK et son influence sur les taux cumulés de naissances vivantes.

Méthodes

Cinquante-neuf patientes atteintes de SOPK (selon les critères de Rotterdam) et 114 patientes normo-ovulantes (présentant une infertilité tubaire, masculine ou idiopathique, des cycles réguliers et une AMH2ng/mL) âgées de moins de 37 ans et prises en charge en AMP en rangs 1 et 2 avec culture longue jusqu’à j6 ont été incluses entre octobre 2015 et décembre 2017. Les taux de blastulation et taux cumulés de naissances vivantes ont été comparés entre les deux groupes.

Résultats

Les patientes atteintes de SOPK et celles du groupe témoin avaient respectivement 32,22 et 32,91 ans (p=0,05). Le nombre médian d’ovocytes récupérés était significativement plus élevé dans le groupe SOPK et le taux de maturité médian significativement plus faible que ceux des témoins. Les taux de blastulation étaient similaires entre les groupes SOPK et témoins, respectivement de 57,8 % et 58,6 %, p=0,88. En raison du risque de syndrome d’hyperstimulation, une congélation totale sans transfert frais a été réalisée pour 38,9 % des patientes atteintes de SOPK contre 14,0 % des patients contrôles (p<0,01). Les taux cumulés de naissances vivantes n’étaient pas statistiquement différents : 31,7 % dans le groupe SOPK vs 37,2 % dans le groupe témoin (p=0,50).

Conclusions

Le SOPK ne semble pas altérer les résultats de la culture prolongée ni les taux cumulés de naissances vivantes, ce qui conforte la stratégie de transfert au stade blastocyste chez ces patientes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Objectives

Polycystic ovarian syndrome (PCOS) brings complications in the management of the assisted reproductive technology (ART) because of an oocyte quality probably impaired due to modifications of intra- and extra-ovarian factors. Our study aimed to investigate the extended culture in PCOS patients and its influence on the cumulative live birth rates.

Methods

Fifty-nine PCOS patients (as defined by the Rotterdam criteria) and 114 normo-ovulatory patients (i.e. with tubal, male or idiopathic infertility, regular cycles and AMH>2ng/mL) aged<37years old who underwent a 1st or 2nd ART attempt with extended culture to day 6 were included from October 2015 to December 2017. The blastulation and cumulative live birth rates were compared between the two groups.

Results

The PCOS and control patients were 32.22 and 32.91years old respectively (P=0.05). The median number of oocytes retrieved was significantly higher in the PCOS group and the median oocyte maturity rate significantly lower compared with controls. The blastulation rates were similar between the PCOS and the control groups, respectively 57.8% vs. 58.6%, P=0.88. Because of the risks of hyperstimulation syndrome, a freeze all strategy was achieved for 38.9% of PCOS patients vs. 14.0% of the control patients (P<0.01). The cumulative live birth rates were not statistically different: 31.7% in the PCOS group vs. 37.2% in the control group, P=0.50.

Conclusions

PCOS was not observed to affect the extended culture nor the cumulative live birth rates in comparison to normo-ovulatory patients, supporting the blastocyst transfer strategy as a suitable option to PCOS patients.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), Qualité ovocytaire, Blastulation, Naissances vivantes

Keywords : Polycystic ovarian syndrome (PCOS), Oocyte quality, Blastulation, Live births


Plan


 Poster à l’ESHRE, juin 2018, Barcelone.


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