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Thiamine et trouble de l’usage d’alcool : une enquête de pratique nationale - 04/10/19

Thiamin and alcohol use disorder: A national survey of practice

Doi : 10.1016/j.therap.2019.09.001 
Laura Collet a, , Michaël Bisch b, Sarah Viennet b, Raymund Schwan a, b, François Paille c
a Centre psychothérapique de Nancy, 1, rue du Docteur Archambault, BP 11010, 54521 Laxou cedex, France 
b Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie, centre hospitalier régional universitaire, 54000 Nancy, France 
c Service d’addictologie, hôpitaux de Brabois, centre hospitalier régional universitaire, 54511 Vandœuvre-lès-Nancy, France 

Auteur correspondant.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le Friday 04 October 2019
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

Objectif

Le but de cette enquête était d’estimer, devant un trouble de l’usage d’alcool, la fréquence de prescription systématique de la thiamine lors d’un sevrage d’alcool, les facteurs associés à cette dernière et ceux relatifs à la voie d’administration utilisée, devant une suspicion d’encéphalopathie de Gayet-Wernicke.

Méthodes

Elle a été réalisée, par diffusion d’un questionnaire d’autoévaluation, par voie électronique, à des médecins et infirmiers prenant en charge des patients porteurs d’un trouble de l’usage d’alcool.

Résultats

Cinq-cents soixante-cinq professionnels ont répondu. La fréquence de prescription systématique de la thiamine était de 84,8 %, les centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et les centres médico-psychologiques (CMP) la prescrivaient 5 fois moins qu’en hôpital psychiatrique (OR=0,2 IC [0,1–0,5] p<0,0001), et les services de médecine/chirurgie/obstétrique 10 fois plus qu’en hôpital psychiatrique (OR=10,7 IC [2,5–45,3] p<0,0001). La prescription diminuait avec la durée d’exercice des médecins, les internes la prescrivant 10 fois plus systématiquement (OR=10,9 IC [3,6–32,9] p<0,0001). En présence de symptômes évocateurs d’une encéphalopathie de Gayet-Wernicke, l’administration de thiamine était réalisée principalement par voie orale (67,1 %). La voie intraveineuse était davantage utilisée par les services MCO (OR=18,3 IC [10,2–32,7] p<0,0001), tandis que la voie intramusculaire était plus utilisée en hôpital psychiatrique (OR=4,6 IC [1,7–11,9] p=0,0353).

Conclusion

La prescription de thiamine est quasi systématique. Cependant, la voie intraveineuse est sous utilisée devant des symptômes évocateurs d’encéphalopathie de Gayet-Wernicke, au profit de la voie orale privilégiée. En psychiatrie, nous retrouvons une utilisation plus spécifique de la voie intramusculaire.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Objective

The survey aimed to estimate, in the presence of alcohol use disorder, the frequency of systematic prescription of thiamine, the factors associated with it, and those related to the administration (oral, intravenous, intramuscular) when Wernicke's encephalopathy is suspected.

Methods

A self-questionnaire available on Internet was sent by e-mail to doctors and nurses taking care patients with alcohol use disorder.

Results

In all, 565 professionals responded. The systematic prescription frequency of thiamine was 84.8 %, addiction care centers and medical-psychological centers prescribed it 5 times less than in psychiatric hospitals (OR=0.2 IC [0.1–0.5] P<0.0001), and medicine/surgery/obstetrics (MSO) services 10 times more than psychiatric hospitals (OR=10.7 IC [2.5–45.3] P<0.0001). The prescription decreased with the exercise period, the interns prescribing it 10 times more systematically (OR=10.9 IC [3.6–32.9] P<0.0001). In the presence of symptoms related to Wernicke's encephalopathy, thiamine administration was mainly oral (67.1 %). Intravenous administration was used more by the MSO services (OR=18.3 IC [10.2–32.7] P<0.0001), while the intramuscular injection was used more in psychiatric hospitals (OR=4.6 IC [1.7–11.9] P=0.0353).

Conclusion

The prescription of thiamine is rather systematic. In contrast, intravenous administration is underused, in the presence of symptoms related to Wernicke's encephalopathy, in favor of oral administration, and the more specific use of the intramuscular injection in psychiatry.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Thiamine, Vitamine B1, Trouble de l’usage d’alcool, Enquête, Encéphalopathie de Gayet-Wernicke

Keywords : Thiamin prescribing, Vitamin B1, Alcohol use disorder, Survey, Wernicke's encephalopathy


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