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Correction prothétique des prolapsus génito-urinaires selon la technique du hamac transobturateur infracoccygien : résultats à moyen terme - 29/03/08

Doi : 10.1016/j.jgyn.2007.03.012 

F. Sergent,

L. Sentilhes,

B. Resch,

A. Diguet,

E. Verspyck,

L. Marpeau

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Résumé

Résumé

Objectifs

Le but de cette présentation était d'évaluer l'efficacité anatomique et fonctionnelle à moyen terme et les éventuelles complications de la chirurgie vaginale prothétique avec appui transobturateur et infracoccygien pour traiter un prolapsus génito-urinaire.

Matériel et méthode

De façon prospective et monocentrique, du mois de février 2002 au mois de février 2005, toutes les patientes avec ou sans incontinence urinaire d'effort (IUE), qui présentaient soit un prolapsus récidivé, soit un volumineux prolapsus génital de stade trois ou quatre notamment une cystocèle prédominante, soit un prolapsus posthystérectomie ou même un prolapsus de moindre importance mais dans un contexte d'obésité, ont été opérées selon la technique du hamac transobturateur infracoccygien.

Résultats

Cent trois patientes d'une moyenne d'âge de 65 ± 11 ans (41–84) ont ainsi été enrôlées, avec une fois sur deux une IUE. Trente pour cent des patientes avaient un prolapsus récidivé et 44 % un prolapsus posthystérectomie.

Avec un recul moyen de 32 ± 13 mois (12–53), le taux de succès de la technique était estimé à 97 % sur le plan anatomique (trois échecs) et à 89 % sur le plan urinaire (69 % des patientes étaient guéries, 20 % améliorées et 11 % en échec). La qualité de vie des patientes était nettement améliorée et leur degré de satisfaction élevé. La sexualité de la population qui était ici limitée (44 % des patientes actives) semblait peu modifiée par la chirurgie. Les complications étaient représentées par une rétention urinaire sur hématome pelvien, une plaie rectale basse sans conséquence, trois transfusions. Trois patientes ont développé une hyperactivité vésicale de novo. Le taux d'exposition des prothèses a été de 16 %, justifiant une fois sur deux une réintervention. Les prothèses étaient perçues en postopératoire par l'examinateur chez 43 % des patientes. Pour autant l'examen n'était douloureux que dans 9,7 % des cas.

Conclusion

Le traitement combiné des prolapsus vaginaux et d'une incontinence urinaire associée, quand elle existe, est possible grâce à la mise en place d'une prothèse unique par voie vaginale. Les résultats anatomiques et fonctionnels sont très bons à moyen terme. Les résultats pour la continence sont bons et pour les échecs ou les améliorations insuffisantes un geste spécifique ultérieur est toujours possible. Le taux d'exposition des prothèses reste conforme à ceux observés lors de l'utilisation de prothèse synthétique par voie vaginale. La tolérance exacte de la réparation prothétique voie basse des prolapsus des femmes jeunes étant à ce jour inconnue, nous restons prudents sur l'extension des indications de cette technique à cette catégorie de population.

Abstract

Abstract

Objectives

The aim of this study was to evaluate the anatomical and functional medium-term efficacy and possible complications of vaginal prosthetic surgery with transobturator and infracoccygeal support to treat genital urinary prolapse.

Material and method

A prospective and monocentre study was conducted, from February 2002 till February 2005. All the patients with or without stress urinary incontinence (SUI), who presented either a recurrent prolapse, either a voluminous genital prolapse of stage 3 or 4 notably a dominant cystocele, either a post-hysterectomy vaginal vault prolapse or even a prolapse of lesser importance but in a context of obesity, were operated according to the transobturator infracoccygeal sling technique.

Results

One hundred and three patients with a mean age of 65 ± 11 years (41-84) were enrolled, with once on two SUI. Thirty percent of the patients had recurrent prolapse and 44% post-hysterectomy vaginal vault prolapse. With a mean follow-up of 32 ± 13 months (12-53), the success rate of the technique was estimated to be 97% anatomically (three failures) and 89% in terms of urinary symptoms (69% of patients were cured, 20% were improved and 11% failed). Quality of life of the patients was sharply improved and their degree of satisfaction was high. Sexuality of the population which was limited here (44% of active patients) did not seem very modified by surgery. Complications were represented by a case of urinary retention observed with a secondarily pelvic haematoma, a low rectal injury without consequence, three blood transfusions. Three patients developed de novo overactive bladder. The prostheses exposure rate was 16%, once requiring on two one re-intervention. Prostheses were perceived during the postoperative evaluation by the examiner for 43% of the patients. But examination was painful only in 9,7% of the cases.

Conclusion

Combined treatment of vaginal prolapse and associated urinary incontinence is possible by the use of a single transvaginal prosthesis. The medium-term anatomical and functional results are very good. The results on continence are good and a subsequent specific procedure is always possible in the case of failure or insufficient improvement. The prostheses exposure rate is similar to that observed with synthetic transvaginal prostheses. The exact tolerance of vaginal prosthetic repair of the prolapse of young women being this day an unknown, we remain careful on the extension of the indications of this technique in this category of population.


Mots clés : Chirurgie vaginale , Incontinence urinaire , Prolapsus génital , Prothèse

Keywords: Genital prolapse , Prosthesis , Urinary incontinence , Vaginal surgery


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Vol 36 - N° 5

P. 459-467 - septembre 2007 Retour au numéro
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