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Hypersensibilité retardée aux tatouages induite par un traitement combiné anti-BRAF/anti-MEK - 09/11/19

Tattoo hypersensitivity reaction in a patient receiving combined BRAF and MEK inhibitors

Doi : 10.1016/j.annder.2019.08.012 
E. Rohmer , J.-N. Scrivener, C. Schissler, B. Cribier, C. Lenormand
 Clinique dermatologique, université de Strasbourg et hôpitaux universitaires de Strasbourg, 1, place de l’Hôpital, 67091 Strasbourg cedex, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Une réaction inflammatoire survenant sur un site de tatouage ancien fait évoquer en premier lieu une sarcoïdose. Récemment ont été décrits deux cas de réaction d’hypersensibilité extrêmement retardée à l’encre de tatouage, dans un contexte de traitement anti-BRAF/MEK. Nous en rapportons une nouvelle observation.

Observation

Un homme de 58 ans, porteur de trois tatouages à l’encre noire réalisés plus de vingt ans auparavant, était traité par dabrafénib et tramétinib pour un mélanome de stade IV. À deux mois de traitement, il voyait apparaitre des plaques érythémateuses infiltrées et douloureuses sur tous ses tatouages. La biopsie montrait un infiltrat lymphohistiocytaire périvasculaire non granulomateux avec des macrophages chargés de pigment noir exogène. L’arrêt du traitement permettait la régression rapide des plaques.

Discussion

Ce tableau est similaire à celui récemment décrit par Reinhard et al., où l’arrêt et la reprise du traitement par dabrafénib et tramétinib rythmaient les poussées de réaction inflammatoire sur deux tatouages anciens. Les propriétés immunomodulatrices de ce type de traitement pourraient contribuer à une perte de la tolérance immunitaire vis-à-vis de l’encre de tatouage, à l’origine de cette réaction d’hypersensibilité extrêmement retardée dans le temps. Cette troisième observation confirme qu’il s’agit d’une réaction médicamenteuse spécifique, dont les patients porteurs de tatouages chez qui ce traitement est envisagé doivent être informés.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Introduction

For inflammation of a tattoo occurring decades after its creation, sarcoidosis should be considered first of all. Two case of extremely delayed hypersensitivity tattoo reaction have been recently reported in patients treated with BRAF and MEK inhibitors. We report a similar new case strongly suggesting a specific effect of this drug combination.

Patients and methods

A 58-year-old man bearing 20-year-old tattoos was treated with dabrafenib and trametinib for advanced melanoma. A painful erythematous swelling appeared on all the patient's tattoos two months later, while his general tolerance of the treatment was poor. Skin biopsy demonstrated perivascular lympho-histiocytic infiltrate without granuloma, but with prominent pigment-loaded macrophages. Inflammatory signs quickly regressed after drug discontinuation.

Discussion

Great similarity exists between this new case and the first reported case, in which a female patient presented painful infiltration of old tattoos following repeated reintroduction of dabrafenib and trametinib in a setting of advanced melanoma. The immunomodulatory properties BRAF/MEK inhibition may enhance loss of tolerance to tattoo ink, accounting for the extremely long time to reaction. This third case militates in favour of a specific drug-induced reaction, of which patients with tattoos should be informed when anti-BRAF/MEK therapy is being considered.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Mélanome métastatique, Tatouage, Thérapie ciblée anti-BRAF, Thérapie ciblée anti-MEK, Hypersensibilité retardée

Keywords : Metastatic melanoma, Tattoos, Hypersensitivity reaction, BRAF inhibitor, MEK inhibitor


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Vol 146 - N° 11

P. 725-729 - novembre 2019 Retour au numéro
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  • Réaction d’hypersensibilité immédiate sévère avec urticaire de contact généralisée secondaire à l’application cutanée de perméthrine topique
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