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Pharmaciens d’officine, étudiants en pharmacie et demandes de médicaments à base de codéine : étude observationnelle - 12/01/20

Community pharmacists, students in pharmacy, and requests of codeine-based medicines: Observational study

Doi : 10.1016/j.therap.2019.12.006 
Marie Baumevieille a, b, c, , Agathe Rambaud a, Joëlle Perri-Plande a, Amélie Daveluy a, b
a Centre d’addictovigilance de Bordeaux, département de pharmacologie médicale, CHU de Bordeaux, 33076 Bordeaux cedex, France 
b Inserm U1219, Bordeaux population health, équipe pharmaco-épidémiologie, 33000 Bordeaux, France 
c Droit et économie pharmaceutiques, UFR des sciences pharmaceutiques, université de Bordeaux, 33076 Bordeaux cedex, France 

Auteur correspondant. Centre d’addictovigilance de Bordeaux, hôpital Pellegrin, CHU de Bordeaux, 33076 Bordeaux cedex, France.Centre d’addictovigilance de Bordeaux, hôpital Pellegrin, CHU de BordeauxBordeaux cedex33076France
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le dimanche 12 janvier 2020

Résumé

Objectifs

L’affaire du purple drank a inspiré une étude explorant la manière dont les pharmaciens d’officine, et les étudiants en pharmacie, abordaient avec les patients le risque d’abus associé aux médicaments à base de codéine non soumis à prescription médicale obligatoire.

Méthode

Cette étude descriptive prospective a été menée, entre septembre et octobre 2016, auprès des 170 pharmacies du réseau de pharmacies sentinelles du centre d’addictovigilance de Bordeaux et de 437 étudiants en pharmacie de l’université de Bordeaux (4e, 5e, 6e année), sans sélection de leur lieu de travail. Elle a utilisé un questionnaire commun, adressé aux étudiants via leurs propres groupes « Facebook » (Facebook Inc.).

Résultats

Les pharmaciens conseillaient ces médicaments surtout en deuxième intention dans la douleur (96,2 %), les étudiants également (72,1 %). Ils étaient partagés concernant leur capacité d’identifier une situation de dépendance ou de l’aborder avec les patients concernés (57,7 % et 53,8 % de réponses positives). Les étudiants rencontraient davantage de difficultés (57,4 % doutaient de cette capacité d’identification, 73,8 % s’estimaient incapables de l’aborder). Les expériences réussies d’aide à ces patients étaient rares (11,5 % des pharmaciens, 4,9 % des étudiants). Tous étaient impliqués dans le conseil sur les modalités d’utilisation de ces médicaments. Leurs opinions sur l’évolution du statut de la codéine vers une prescription médicale obligatoire étaient partagées (50 % de pharmaciens favorables, 44 % d’étudiants). Ils exprimaient le besoin de support d’aide à la prise en charge des ces patients (46,2 % des pharmaciens, 63,9 % des étudiants).

Conclusion

Ces résultats donnent une image de l’intérêt des pharmaciens et des étudiants en pharmacie pour les patients pharmacodépendants, ainsi que de la complexité de cette relation. Ils pourraient inspirer des outils d’aide à la prise en charge de ces patients, avec une adaptation aux étudiants qui néanmoins présentaient une bonne maturité par rapport à ce sujet.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Introduction

The case of purple drank motivated a study to investigate the way community pharmacists and students in pharmacy managed, with patients, the abuse risk of non-prescription codeine-based medicines.

Methods

This prospective descriptive study was conducted, between September and October 2016, within a 170 community pharmacies network of Aquitaine and 437 pharmacy students of Bordeaux university (fourth, fifth and sixth year students, without selection of the pharmacies where they were able to work). It used a common survey questionnaire, which was sent to students through their own “Facebook” (Facebook Inc.) groups.

Results

Pharmacists advised codeine-based medicines in self-medication mostly as a second line pain treatment (96.2%), students also (72.1%). The opinions of pharmacists were almost equally shared concerning their ability to identify dependent patients or to raise the subject of addiction with them (57.7% and 53.8% of positive responses). This seemed to be more difficult for students (57.4% doubted about their ability of identification, 73.8% felt unable to address this issue with patients). Successful experiences concerning help to pharmacodependent patients were rare (11.5% of pharmacist, 4.9% of students). All were involved in patient information on these medicines use. Their opinions about an evolution toward a mandatory prescription status for all codeine-based medicines were almost equally split: 50% of pharmacists were favourable to it, 44.3% of students. They expressed the need for information tools in the care of these patients (46.2% of community pharmacists, 63.9% of students).

Conclusion

These results illustrated the interest of pharmacists, and students in pharmacy, toward pharmacodependent patients; they also showed the complexity of this relation. Thus, they could help the elaboration of information tools in the care of these patients, with an adaptation for students who nevertheless presented a good maturity about this question.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Codéine, Abus, Addictovigilance, Pharmaciens, Étudiants en pharmacie

Keywords : Codeine, Abuse, Addictovigilance, Pharmacists, Students


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