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Pituitary deficiency after brain radiation therapy - 02/04/08

Doi : 10.1016/S0003-4266(06)72602-6 
F. Borson-Chazot 1, , T. Brue 2
1 Fédération d’Endocrinologie, Groupement hospitalier Lyon-Est, 69677 Bron cedex 
2 Service d’Endocrinologie, Hôpital de la Timone, 13000 Marseille 

Reprint request: F. Borson-Chazot.

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Résumé

Brain radiotherapy is a frequent and overlooked cause of pituitary deficiency in adults which may alter patients’ health and quality of life. Hormonal consequences have been better studied in children. The onset of hormonal deficiencies depends on the dose delivered to the pituitary-hypothalamic region while their incidence and severity depends on dose fractionating and follow-up duration. Somatotrophic function is the first affected, 90% of patients being GH deficient 10 years after radiotherapy. Other anterior pituitary functions are affected later and less frequently. While initial damage occurs in the hypothalamus, accounting for mild hyperprolactinemia in 30-50% of cases, diabetes insipidus is never observed. Direct pituitary deficiency may occur later. Responses to ACTH or GHRH-arginine tests may be normal for several years though an ACTH and/or GH deficiency has been demonstrated by an insulin tolerance test, which is considered as the gold standard. When the cranio-spinal area — including the neck — has been irradiated, primary thyroid deficiency might occur. Repeated cervical ultrasonographic follow-up is mandatory to exclude radiation-induced thyroid cancer. The gonadotrophic function might be altered after small doses of irradiation causing precocious puberty, while at higher doses delayed puberty or true gonadotrophic deficiencies are more often observed. Combined radio- and chemotherapy might result in mixed central and peripheral deficiencies that might be difficult to diagnose. When radiotherapy is performed in adulthood, GH deficiency is less common, although the sequence of hormonal deficiencies is similar to that observed in children. Prospective longitudinal studies are required to determine the time course and sequence of onset of each deficiency, in order to tailor the monitoring of these patients to their specific needs.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

La radiothérapie cérébrale constitue une cause fréquente d’insuffisance ante hypophysaire, volontiers méconnue chez l’adulte, susceptible d’altérer la qualité de vie et l’état de santé de patients dont la survie s’est par ailleurs beaucoup améliorée au cours des dernières années. Ses conséquences ont été mieux étudiées chez l’enfant. La rapidité de survenue des déficits hormonaux est conditionnée par la dose absorbée par la région hypothalamo-hypophysaire mais leur fréquence et leur sévérité dépend également du fractionnement de la dose et de la durée de suivi. Le secteur somatotrope est le premier touché et 10 ans après radiothérapie 90 % des patients présentent une insuffisance en GH. Les autres secteurs sont atteints de manière moins fréquente et plus tardive. L’atteinte initiale hypothalamique s’accompagne dans 30-50 % des cas d’une hyperprolactinémie mais, paradoxalement, jamais de diabète insipide. Elle peut s’associer secondairement à une atteinte hypophysaire directe. Dans ce contexte, la réponse au test à l’ACTH ou GHRH-Arginine est longtemps conservée en cas d’insuffisance somatotrope ou corticotrope démontrée par l’hypoglycémie insulinique. En cas d’irradiation cranio-spinale, incluant la région cervicale il existe un risque d’insuffisance thyroidienne primitive et la radiothérapie cervicale constituant un facteur de risque de cancer de la thyroide, une surveillance morphologique de la thyroide est nécessaire. L’atteinte du secteur gonadotrope peut se manifester à faible dose par des avances pubertaires alors qu’à forte dose on observe au contraire des retards pubertaires ou d’authentiques insuffisances gonadotropes. L’association à la radiothérapie d’une chimiothérapie conduit à des atteintes mixtes centrales et périphériques dont le diagnostic peut être difficile. Chez l’adulte, l’atteinte du secteur somatotrope est moins marquée mais la séquence des déficits est la même. Des études prospectives longitudinales sont nécessaires pour préciser les délais et la séquence de survenue des déficits, de manière à proposer aux patients un suivi adapté à leur cas.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Key words : Pituitary deficit, cerebral radiotherapy, hormonal exploration, screening, treatment

Mots-clés : Insuffisance ante-hypophysaire, radiothérapie cérébrale, dépistage, traitement, exploration hormonale


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Vol 67 - N° 4

P. 303-309 - septembre 2006 Retour au numéro

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