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Rupture des membranes à terme avant travail - 01/06/20

[5-072-B-15]  - Doi : 10.1016/S0246-0335(20)43415-5 
E. Raimond a, b, S. Bonneau a, b, R. Gabriel a, b,
a Service de gynécologie obstétrique, Maternité Alix-de-Champagne, Hôpital Maison-Blanche, Centre hospitalier universitaire, 51092 Reims cedex, France 
b Université de Reims Champagne-Ardenne, 9, boulevard de la Paix, 51100 Reims, France 

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Résumé

La rupture des membranes à terme avant travail (RMTAT) concernerait jusqu'à un quart des grossesses. Un déclenchement spontané du travail survient dans les 12heures chez environ 50 % des femmes, dans les 12 à 24heures chez 25 % des femmes, et après 24heures chez 25 % des femmes. La morbidité infectieuse globale est de l'ordre de 5 %. Elle augmentait après 24heures de rupture dans la Term (≥ 37 semaines de gestation) Prelabour Rupture of Membranes Study (Term PROM Study) où les femmes ne recevaient pas d'antibioprophylaxie. Une augmentation du risque de paralysie cérébrale après 24heures de rupture a également été rapportée récemment en Norvège. Le bilan initial d'une RMTAT est dominé par la recherche d'un portage vaginal du streptocoque B si non réalisée entre 35 et 38 semaines, et la recherche de signes cliniques d'infection intra-utérine : fièvre, tachycardie fœtale, liquide amniotique purulent, douleurs utérines ou contractions douloureuses. Le dosage de la C reactive protein est surtout intéressant pour sa valeur prédictive négative. Les touchers vaginaux paraissent être un facteur de risque important d'infection intra-utérine et leur nombre doit être réduit avant et pendant le travail. Une antibioprophylaxie (amoxicilline) est débutée d'emblée chez les femmes porteuses du streptocoque B (10 % des grossesses). À ce jour, il n'y a pas de preuve formelle de l'efficacité d'une antibioprophylaxie pour diminuer la morbidité infectieuse maternelle et néonatale chez les femmes non porteuses de streptocoque B. Une méta-analyse suggère cependant qu'elle pourrait diminuer le risque d'infection intra-utérine quand elle est débutée après 12heures de rupture. L'antibioprophylaxie est donc recommandée en France après 12heures de rupture, en utilisant une bêtalactamine administrée par voie parentérale. Dans les études, un déclenchement artificiel du travail précoce ne raccourcit la durée moyenne de l'intervalle RMTAT-naissance que de 10 à 15heures. Il n'y a aucune preuve que le déclenchement artificiel du travail modifie le pronostic maternel ou néonatal à une époque où le dépistage et le traitement du portage du streptocoque B sont généralisés. Pour le Collège national des gynécologues et obstétriciens français « l'attitude expectative peut être proposée sans augmenter le risque infectieux néonatal, et ce même en cas de dépistage positif pour le streptocoque B, et un déclenchement peut être proposé sans augmenter le risque de césarienne. Le moment du déclenchement dépendra donc principalement de l'organisation des soins en maternité et de la préférence des femmes après les avoir informées des risques et bénéfices des deux stratégies possibles ».

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots-clés : Rupture des membranes à terme avant travail, Infection intra-utérine, Infection néonatale à début précoce, Streptocoque B et grossesse, Antibioprophylaxie et grossesse, Déclenchement artificiel du travail


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