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Un week-end marquant au soleil.. - 29/07/20

Doi : 10.1016/j.reval.2020.02.110 
A. Lafon , C. Boulard
 Hôpital Jacques Monod, Le Havre, France 

Auteurs correspondants.

Résumé

Introduction

La phytophotodermatose est une réaction phototoxique, déclenchée si 3 éléments sont réunis : une peau humide (sueur, salive..), du soleil et un contact avec une plante contenant un agent photosensibilisant (furocoumarines). La réaction apparaît typiquement 24 à 72heures après l’exposition. L’éruption correspond à un érythème vésiculo-bulleux superposable à la zone d’application de l’agent responsable. L’évolution est spontanément résolutive avec passage à une forme croûteuse avec un risque d’hyperpigmentation résiduelle perdurant sur plusieurs mois. Un cas de phytophotodermatose au panais chez un nourrisson a récemment été rapporté. En effet, le panais, légume ancien qui revient « à la mode », mais aussi d’autres végétaux (céleri, persil, citron, ombellifères..) peuvent donner ce type de réactions phototoxiques. Nous rapportons un nouveau cas.

Résultats

Un nourrisson de 11 mois, sans aucun antécédent ni traitement, présentait le 18/02/2019 une éruption péribuccale avec discret œdème des lèvres. À 24h, des lésions vésiculo-bulleuses apparaissaient au niveau de l’érythème extensif. Malgré un traitement initial par dermocorticoïdes, mupirocine, crème cicatrisante et photoprotection, les lésions se sont impétiginisées au jour 6, nécessitant une antibiothérapie orale par Josamycine et ont évolué en placards pigmentés post inflammatoires, encore visibles à J90 (Fig. 1).

Discussion

L’interrogatoire et l’examen clinique minutieux ont permis de faire le diagnostic de phytophotodermatose au panais devant cette éruption. L’enfant avait mangé une purée de panais maison la veille de l’éruption, lors d’un pique nique ensoleillé dans un parc toulousain.

Conclusion

Il est important de diffuser l’information auprès des médecins et du grand public que le panais peut donner ces réactions phototoxiques parfois sévères.

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Vol 60 - N° 4

P. 338 - juin 2020 Retour au numéro
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