Impact du vaccin contre la fièvre jaune sur l’évolution clinique de la sclérose en plaques - 22/08/20
Résumé |
Introduction |
Le vaccin contre la fièvre jaune est requis pour voyager en zone d’endémie de fièvre jaune mais il est déconseillé chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) en raison du risque potentiel de poussées post-vaccinales mis en évidence dans une seule publication incluant 7 patients.
Matériels et méthodes |
Évaluer chez les patients SEP récurrentes-rémittentes, ayant bénéficié d’une vaccination fièvre jaune, le risque de survenue d’une activité de la maladie dans les 12 mois suivant la vaccination.
Dans cette étude rétro-prospective et observationnelle exposés/non-exposés, chaque patient vacciné contre la fièvre jaune après le début de la maladie SEP a été apparié à 3 patients SEP sans historique de vaccination contre la fièvre jaune et identifiés par la base de données locale European Database for Multiple Sclerosis (EDMUS). Les critères d’appariement étaient : l’âge et l’activité de la maladie avant vaccination. Le délai de survenue d’une poussée des exposés et non-exposés a été analysé par un test log-rank. Un modèle de Cox a estimé les hazard ratio bruts et ajustés.
Résultats |
Trente et un (20 F/11 H) patients vaccinés ont été inclus. L’âge moyen de début de la maladie était de 38 ans et la durée moyenne de la maladie avant la vaccination était de 10,8 ans. Parmi les patients, 19,35 % avaient une activité clinique l’année précédant la vaccination, l’Expanded Disability Status Scale (EDSS) moyen était à 0,78 lors de la vaccination. La moitié des patients n’étaient pas traités pour le SEP au moment de la vaccination (51,6 %), 41,9 % d’entre eux avaient un traitement de 1re ligne et 6,4 % étaient traités par natalizumab. Les résultats complets de cette étude exposés/non-exposés seront disponibles fin février.
Conclusion |
La fièvre jaune est une maladie grave potentiellement mortelle, pouvant être contractée en zones d’endémie (Afrique subsaharienne et Amérique du Sud) et ne disposant pas de traitement. Le vaccin anti-amaril, très efficace, est exigé pour entrer sur le territoire de certains pays en zone d’endémie. Ce vaccin vivant atténué est contre-indiqué chez les patients traités par immunosuppresseurs.
Les résultats de cette étude épidémiologique cas/témoin permettront de faire évoluer les pratiques et les recommandations vaccinales contre la fièvre jaune et de conseiller au mieux les patients atteints de SEP se rendant en zone d’endémie.
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Vol 50 - N° 6S
P. S177 - septembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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